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Terre Autochtone

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Le blog des aborigènes d'Europe, par Antonin Campana


La « Statue de la Liberté » : une représentation du Mal !

Publié par Antonin Campana sur 25 Septembre 2015, 14:07pm

Catégories : #Les joies de la nation Frankenstein

La « Statue de la Liberté » : une représentation du Mal !

[A quelques semaines de l’anniversaire de l’inauguration de la Statue de la Liberté  - et des discours laudatifs qu’on ne manquera pas d’entendre- il nous semblait important de faire le point sur la raison d’être et le symbolisme de ce monument abject...]

 

Dans des textes précédents, nous avons souligné que le Système, défini comme le produit d’une union monstrueuse entre les idéaux universalistes de la République et la puissance financière et économique d’une oligarchie transnationale, était apparu en France dans les années 1880. Nous avons par ailleurs souligné que cette association de malfaiteurs avait été scellée par l’entreprise coloniale qui donna aux deux parties les « débouchés », idéologiques ici, économiques là, qu’ils espéraient.

La colonisation rallia tout ce qui pense en politique, à l’université, dans la littérature, chez les militaires, les industriels ou les scientifiques à l’exception de certains milieux nationalistes et monarchistes, minoritaires comme aujourd’hui. La colonisation manipula notre peuple pour que sa jeunesse se sacrifie dans des conquêtes dont il ne profiterait jamais.  Dit autrement, dès les années 1880, le Système domine notre pays mais aussi une grande partie de l’Europe et de l’Amérique du Nord. Sa puissance est déjà absolue. La « Statue de la Liberté » est une illustration, mineure mais significative, de cette puissance qui se joue ouvertement des peuples.

Le nom exact de ce symbole des Etats-Unis est, selon le brevet déposé par Bartholdi : la Liberté éclairant le monde. L’idée d’une telle entreprise date de 1865 et germe dans l’esprit américanolâtre  d’Edouard de Laboulaye, un républicain qui soutient les Etats de l’Union durant la guerre de sécession et milite activement pour l’affranchissement des esclaves (uniquement ceux – Noirs- des plantations du Sud, et non ceux –Blancs- des industries du Nord, qui subissaient, on le sait, une existence aussi peu enviable). Ce futur sénateur inamovible préside l’Union franco-américaine, un comité fondé pour lever les fonds nécessaires à ce projet titanesque réalisé au seuil d’un vaste continent, disait-il, « où arrivent tous les navires de l’univers ».

Auguste Bartholdi est lui aussi un républicain revendiqué, franc-maçon depuis 1875. Il appartient, avec le grade de Maître, à la loge Alsace-Lorraine, dont il aura le soutien indéfectible et qu’il ne manquera jamais d’associer à ses travaux. Dans cette loge, nous rencontrons des personnalités comme Adolphe Crémieux qui par le décret qui porte son nom fit obtenir d’office la nationalité française aux 35 000 Juifs d’Algérie ; Jules Ferry, l’initiateur de la politique coloniale et de l’alliance avec l’oligarchie ; Savorgnan de Brazza, ami de Ferry et colonisateur de l’Afrique centrale ; Joseph Joffre qui ne tardera plus à « servir aux colonies » au nom de l’Empire « français » ; Jean Macé, fondateur de la Ligue de l’Enseignement, mouvement d’éducation qui se donnait pour mission de propager les « lumières » chez les « peuples attardés », etc.…

On le voit, l’idée de représenter l’universalité à travers une statue apportant la « lumière » au monde rallie les mondialistes qui œuvrent déjà, avec une cohérence certaine, pour la colonisation (établir des espaces et des marchés transnationaux au prétexte d’apporter les « lumières de la civilisation »), et pour une République universelle (qui imposerait partout les mêmes règles, les mêmes lois et un marché unique…). Bartholdi peut ainsi compter sur le soutien des loges et du Grand Orient, sur l’argent de l’oligarchie, sur le personnel politique républicain le plus influent, sur les promoteurs de la colonisation et de la destruction des peuples, bref, sur le Système qui se met alors en ordre de bataille.

« Je tâcherai de glorifier la République là-bas, écrit Bartholdi en 1865, en attendant que je la retrouve chez nous ». C’est que la République « là-bas » et la République « chez nous » ne peut être qu’une seule et même république : une République planétaire, telle que pensée et voulue par la Révolution, telle qu’installée aux Etats-Unis après la Déclaration d’Indépendance. De fait, la fameuse statue comporte une couronne inspirée du Grand Sceau de France. Ce symbole officiel de la République depuis 1848 montre la Liberté, sous les traits de Junon, coiffée d’une couronne à sept branches figurant les sept continents de la planète (Amérique du Nord, Amérique du Sud, Europe, Asie, Afrique, Océanie et Antarctique)[ ainsi que les sept océans (Arctique, Antarctique, Atlantique nord et sud, Pacifique nord et sud et Indien) :[ par son symbolisme, la statue de Bartholdi s’identifie donc à une République dont la vocation est mondiale et dont les principes sont universels. D’autre part, la Statue tient de sa main gauche une « tablette gravée » qui renvoie directement aux « Tables de la Loi » de Moïse et à un nouvel Exode vers une nouvelle terre promise. Elle signifie qu’un Droit unique, valable jusqu’aux confins de la terre, régira la vie des hommes qui, par tous les « navires de l’univers », viendront dans la nouvelle Jérusalem. Comment ne pas voir une analogie avec ce fantasme vétérotestamentaire d’une humanité montant vers Sion, désormais soumise aux principes universels d’un peuple prêtre ?  Comment ne pas relever l’allusion explicite à cette espérance juive qui signe, avec la Bible, la première apparition du mondialisme, un mondialisme qui suppose la destruction des peuples qui ne se soumettraient pas, et le laminage identitaire pour les autres. Dès lors, rien d’étonnant à ce que la présence juive soit si forte autour de ce projet pharaonique.

Ainsi, Bartholdi voulait un visage qui représente l’universalité : quoi de mieux, sans doute, qu’un visage juif ? On a longtemps supposé que le sculpteur s’était inspiré de la veuve d’Isaac Singer, un milliardaire juif qui finança en partie l’entreprise. Il apparaîtrait aujourd’hui que les traits représentent ceux de Sarah Coblenzer, fille de Juifs allemands, épouse d’Adolphe Salmon, un Juif « libéral », ami et fondé de pouvoir de Bartholdi. 

Le financement côté américain est en grande partie redevable à Joseph Pulitzer (à l’origine du prix qui porte son nom), Juif hongrois par son père, homme de presse influent qui réactiva le projet en trouvant de nouveaux donateurs.

Cette influence juive est aussi matérialisée par un poème d’Emma Lazarus, fille de Juifs sépharades portugais, gravé sur une plaque de bronze scellée aux pieds de la statue. Ce poème s’adresse au Vieux Monde (l’Europe) : qu’il garde ses fastes d’un autre âge (son identité millénaire ?)  et qu’il laisse partir ceux qui veulent vivre « libres », dit-il en substance.

Ajoutons que la Statue apparaît pour la première fois au cinéma dans l’Emigrant un court métrage  de Chaplin (1917) qui permit à l’auteur de critiquer le Service américain d’immigration et qui le fit soupçonner d’antiaméricanisme. 

Incontestablement, la Statue de Bartholdi révélait une symbolique juive qui ne pouvait qu’attirer de nombreux Juifs influents. Elle exprimait aussi une symbolique franc-maçonne qui renvoyait aux cercles de pouvoir qui l’avaient imaginée. Rappelons que tout l’entourage de Bartholdi, à commencer par lui-même et Gustave Eiffel à l’origine de la structure interne de l’édifice, est franc-maçon. Rappelons qu’il est admis que les trois marches sur lesquelles repose la statue correspondent aux « trois degrés » maçonniques : apprenti, compagnon, maître. Rappelons que la première pierre fut posée lors d’une cérémonie présidée par le Grand Maître de la Grande Loge de l’Etat de New York. La Statue renferme enfin une symbolique qui reprend les grands thèmes de l’idéologie républicaine (l’universalité, la Loi, les Lumières, la Liberté conçue comme une émancipation des appartenances particulières…) et réunit ainsi autour d’elle tout un monde hétéroclite faisant Système.

Toutes les personnalités, sans exception, qui ont rendu ce projet réalisable adhéraient au républicanisme. Toutes étaient partisanes de l’universalité et s’étaient déjà, sous une forme ou sous une autre, ralliées au mondialisme. Pour arriver à ses fins, ce ramassis de valets du Système était capable à la fois de tenir de beaux discours sur les droits de l’homme, la Liberté, la démocratie ou l’affranchissement des esclaves et d’agir cyniquement en faveur d’une colonisation asservissant les peuples. Ces gens prétendaient œuvrer au nom de la Liberté qui éclaire le monde, mais dans le même temps les mêmes formataient en toute conscience la jeunesse française dans une Ecole « républicaine » ; la fanatisaient dans des bataillons scolaires ; la sacrifiaient sans état d’âme en Cochinchine, sur les rives du Sénégal… en attendant Verdun.

Cette Statue monumentale est un signal adressé aux peuples du monde. Un signal qui dit que le temps des peuples est révolu et que celui des individus esseulés et désamarrés de leur peuple d’origine va commencer. C’est un message signifiant que le Système a vaincu, que sa puissance colossale se joue des nations et qu’une société mondiale fonctionnant en tout lieu selon les mêmes principes va désormais se mettre en place. Cette société planétaire sera constituée (c’est un principe fondamental de la République « française »), non d’une association de peuples libres mais d’une somme arithmétique d’individus. C’est individuellement, conformément aux idées Anacharsis Cloots, au projet révolutionnaire d’émancipation des Juifs ou aux ambitions de mettre fin aux « corps intermédiaires », que les Emigrants rejoignent la terre promise et s’agrègent au « corps d’associés » en formation. La seule « liberté » que leur offre symboliquement la Statue est la liberté de renier leurs appartenances et de s’émanciper de leur peuple d’origine : la « liberté » d’être des individus égaux dans l’anonymat et le standard, bientôt des citoyens « sans distinction d’origine, de race ou de religion ». Seuls les Juifs conjureront par le recours au sionisme ce processus de déshumanisation. Les autres seront absorbés par une sous-culture marchande qui en fera des citoyens du monde calibrés et sans particularité distinctive, autre que folklorique.

La « Statue de la Liberté » apparaît ainsi comme le fruit d’une entente nauséabonde entre mondialistes voulant substituer au monde diversifié, organisé par les peuples, un monde uniformisé organisé par une oligarchie apatride et constitué d’individu « égaux » dans leur insignifiance. La « Statue de la Liberté » est un symbole du Système et du mondialisme triomphant. C’est un symbole de mort, de mort des peuples et des libertés : c’est une représentation du Mal !

Antonin Campana

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