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Terre Autochtone

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Le blog des aborigènes d'Europe, par Antonin Campana


Antijaphétisme et racisme anti-blanc : la République, ventre de la bête.

Publié par Antonin Campana sur 3 Mai 2015, 13:30pm

Catégories : #Les joies de la nation Frankenstein, #Antijaphétisme

Antijaphétisme et racisme anti-blanc : la République, ventre de la bête.

[Grâce au système d’avilissement véhiculé par l’antijaphétisme et le racisme anti-blanc, la République explique les échecs de son « vivre ensemble » et le naufrage de son modèle de société. Au prix d’un peuple bouc émissaire, elle absout ainsi ses « principes fondamentaux » et entretient la légitimité d’un projet universaliste anthropologiquement absurde. Le racisme institutionnel est la condition de la pérennité du régime républicain].

 

Comme l’antisémitisme, l’antijaphétisme procède directement des idées républicaines et de leur inadéquation au réel. 

L’antijaphétisme, c’est la haine des fils de Japhet, cet ancêtre primordial des Européens selon la tradition biblique. On pourrait donc le définir comme un vulgaire racisme (le « racisme anti-blanc ») à ceci près que le racisme est d’abord une pulsion non théorisée, parfois violente, alors que l’antijaphétisme apparaît comme un système pensé, rationnel, une idéologie qui peut provoquer la pulsion raciste irraisonnée mais qui ne peut se réduire à celle-ci.

L’antijaphétisme prend corps environ un siècle après l’apparition de l’antisémitisme moderne, au sein d’un même système politique républicain, avec la complicité des mêmes élites républicaines, et dans une société qui ne parvient pas à fonctionner harmonieusement selon le modèle républicain.  L’antijaphétisme comme l’antisémitisme, désigne fort opportunément un peuple bouc émissaire qui endossera à bon compte la responsabilité des revers rencontrés par ce modèle, innocentant ainsi ce modèle et les préjugés sur lesquels il repose.

Si nous avons dit « préjugés » plutôt que « valeurs », c’est que celles-ci ne sont qu’escroqueries intellectuelles, concepts abstraits et creux constitutifs d’un opium du peuple dont, notamment mais pas seulement, l’Ecole républicaine, simple salle de shoot, a eu pour mission d’assurer la diffusion. Le modèle de société mondialisée que la République a engendré repose tout entier sur un article de foi que tout républicain doit psalmodier : « Je crois que la République est faite de valeurs universelles et je crois qu’Elle est donc en mesure de faire « vivre ensemble » des hommes de toutes provenances, de toutes origines, cultures ou religion ». Pour le croyant, la République dispose d’une sorte de recette magique qui permet de rendre compatibles les identités incompatibles. Elle a miraculeusement découvert un modèle d’organisation social et politique qui peut convenir à tous, un modèle universel en capacité de faire cohabiter harmonieusement des juifs, des chrétiens, des musulmans, des athées, des hommes venus de toute la terre s’enrichissant mutuellement de leurs différences (Coulibaly, si tu m’entends…).  Cette foi en l’universalité des principes républicains est le cœur nucléaire de la République, résume toute l’idéologie républicaine : détruisez-la et la République, qui ne repose sur rien d’autre, s’effondrera d’elle-même.

En vérité, il est inutile de se charger d’une telle besogne, puisque le réel s’en est déjà occupé. C’est pourquoi la réalité est ennemie de la République et qu’il importe pour la République de lui substituer un système républicain de représentation de la réalité. C’est la mission assignée aux médias, à l’université, au discours politique, à la publicité… : fabriquer un réel de métissages qui cadre avec l’idéologie dominante et le politiquement correct. Néanmoins, l’écart entre le «  réel » républicain (voyez la télévision) et le vécu de la société melting-pot étant pour le moins abyssal (Sid Ahmed Ghlam si tu m’entends…), il n’est pas possible pour le système républicain de nier l’intégralité des problèmes rencontrés par le « vivre ensemble ». Dès lors, la République se trouve dans l’obligation soit de remettre en cause ses principes et son crédo fondateur (« nous nous sommes trompés, nos valeurs universelles ne sont ni universellement acceptables, ni universellement acceptées »), soit d’imputer à un tiers les difficultés rencontrées par ce « vivre ensemble ». Dans les années 1880, les républicains, toute honte bue, avaient imputé aux Juifs la persistance d’une nation juive, donnant ainsi naissance à l’antisémitisme moderne. Dans les années 1970-1980, ils vont sans vergogne imputer aux Autochtones européens de France, l’échec des politiques d’intégration. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la République, véritable ventre d’une bête immonde, allait accoucher de l’antijaphétisme comme elle avait produit l’antisémitisme.

L’antijaphétisme se présente comme un système d’avilissement du peuple autochtone, avec en ligne de mire la volonté implicite d’imputer à ce peuple les échecs du modèle républicain. Par son discours, l’antijaphétisme  imprègne les consciences d’une représentation avilissante de l’Autochtone et  conduit celles-ci à considérer que l’autochtone est, par nature, celui qui  empoisonne le « vivre ensemble », comme autrefois le Juif était celui qui empoisonnait les puits. En restant autant que faire ce peut dans le non dit, utilisant anecdotes édifiantes, falsification ou amplification de certains faits, jugements bien à propos, « indignations » sélectives,  n’hésitant pas à verser dans l’explicite si nécessaire (« les Français sont racistes »),  le système d’avilissement s’impose dans les esprits comme une description objective, et non comme un système pervers et raciste. En chacun, de manière inconsciente, la caricature dévalorisante de l’Autochtone devient la norme, la référence, l’image mentale correspondant à l’Autochtone. Dès lors, le jugement altéré par ce portrait déshumanisé peut accepter, contre les faits et les évidences, l’idée que l’échec du modèle républicain est tout entier imputable aux comportements inacceptables d’un groupe humain particulier. Le but du système d’avilissement n’est donc pas d’avilir : il est de modifier la perception des réalités de manière à manipuler le sens moral au bénéfice du régime politique en place.

  Le système d’avilissement antijaphite a ainsi vocation à expliquer l’échec du projet républicain de « vivre ensemble ». C’est pourquoi ce système d’avilissement des Autochtones de France se structurera essentiellement autour des accusations de « racisme », de « xénophobie », d’islamophobie, d’antisémitisme… On associera les Autochtones aux « discriminations » diverses et variées (à l’emploi, au logement, à l’entrée de certains lieux…), aux multiples expressions de «l’intolérance », aux « ghettos » (fruits d’une « ségrégation insidieuse et multiforme »), aux « replis frileux » de toutes sortes, aux « stigmatisations insupportables »…. Ainsi le rapport sur le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie  de la très républicaine Commission Nationale  Consultative des droits de l’Homme (CNCDH , 09 avril 2015), comme les comptes rendus qui en sont faits dans les médias républicains (ici, à titre d’exemple le Nouvel Observateur), désignent clairement les victimes du racisme (les Noirs, les Juifs, les Arabes, les musulmans, les Roms, les Asiatiques) et pointent du doigt ceux qui, par définition, ne sont jamais victimes et toujours coupables : les « Français ». Chacun comprend immédiatement, nul besoin de le préciser tant notre conditionnement pavlovien est profond, que le « Français » en question n’est ni Noir, ni Arabe, ni Juif… : c’est un Français de souche (qui, confirmation de son origine autochtone, pense qu’il y a « trop d’immigrés en France »). L’expression « Français raciste » est un stimulus qui déclenche automatiquement, en chacun de nous, l’image mentale d’un Autochtone blanc. Le système d’avilissement qui manipule nos représentations nous a appris à associer quasi instinctivement le « racisme », donc la « haine », la « nausée » ou le « dégoût » (le lecteur trouvera de lui-même des dizaines d’autres qualificatifs habituellement employés par les belles âmes), à l’Autochtone blanc. Cette association dévalorisante, fruit d’un véritable lavage de cerveau, est destructrice de l’estime de soi. Elle domestique par la honte des milliers de jeunes Autochtones qui pour mieux laver cette tâche héréditaire indélébile manifestent la négation de soi à travers l’engagement tiers-mondiste, l’aide aux clandestins, ou un ethnomasochisme faisant reposer sur le « on » le fractionnement d’une société invivable.

Il est un fait que personne en République n’objecte que les Français de souche européenne sont des hommes comme les autres, ni plus, ni moins racistes que les autres hommes et que les stigmatiser en particulier relève donc du racisme le plus flagrant. Personne n’observe que les accabler revient à les extraire de l’humanité en général, à en faire des êtres « à part », moralement inférieurs et réduits à la malfaisance. Pourtant, affirmer péremptoirement que « Les Français sont racistes » n’est-il pas interdit par une loi qui punit les propos diffamatoires en raison de la nationalité, de la race ou de l’ethnie ?

     Dissocier l’Autochtone européen du reste de l’humanité présente néanmoins un intérêt certain pour les républicains. En effet, si l’homme en général est « raciste », si « l’Homme » manifeste universellement une volonté de vivre au milieu de ses semblables en origine, culture ou religion,  plutôt qu’avec des étrangers, alors il faut admettre que le projet républicain de faire « vivre ensemble » des « dissemblables » est anthropologiquement absurde. Mais, si cette inclinaison n’est pas universelle mais propre à un groupe humain seulement, alors elle devient une anomalie malsaine… et le projet du « vivre ensemble » universel devient anthropologiquement valide, pour peu que l’on fasse disparaître cette anomalie. C’est pourquoi les républicains admettent si difficilement l’universalité du comportement raciste et répugnent à reconnaître le racisme anti-blanc. La stigmatisation du peuple autochtone de France est donc nécessaire à la République : c’est une manière de signifier que son projet est anthropologiquement viable. Le dogme selon lequel la République sait faire des mélanges que l’Histoire nous montre explosifs, ne doit jamais être remis en cause. Pour la République, cela est vital.

En République, l’antijaphétisme prend l’apparence d’un racisme officiel, d’un racisme d’Etat. Le CNCDH, organisme de la République, qui dans son sondage pose des questions sur la perception des immigrés par les « Français » cible à l’évidence le groupe autochtone qu’il s’agit de stigmatiser. Les médias républicains qui rapportent que ce groupe est « lourdement raciste » donne corps à cet avilissement abject. La justice républicaine qui ne réagit pas à ces propos odieux participe de cette représentation avilissante ainsi que la HALDE ou autre « Défenseur des droits ». Et que dire des ligues antiracistes républicaines qui étonnamment ne voient pas matière à procès, de l’Assemblée nationale et du Sénat qui ne jugent pas opportun de légiférer, de toute cette nomenklatura républicaine dont le silence est assourdissant, de ces « autorité morales » et de ces commentateurs politiques qu’on a connu plus prompts à s’indigner ?

Toute l’opération consiste à alimenter une rhétorique qui diabolise l’Autochtone européen. Cela est indispensable au régime et tout le système doit y participer : le juge, l’instituteur, le journaliste, le politicien, l’universitaire, la star de télé réalité, le PDG du CAC 40... Il faut réécrire l’Histoire pour montrer l’atavisme de certains comportements xénophobes, il faut imposer des « devoirs de mémoire » pour que l’Autochtone n’oublie jamais sa malfaisance innée, il faut  diaboliser les partis politiques dans lesquels l’Autochtone pourrait se reconnaître, il faut persuader que le racisme et la xénophobie sont depuis des temps immémoriaux dans la nature de l’Autochtone européen (voyez la colonisation !). Et pour bien montrer le caractère immuable de cette nature malfaisante on édicte à grand bruit des lois mémorielles et des lois antiracistes qu’on espère en capacité de lui faire barrage. Mais contenir la nature perverse de l’Autochtone européen ne suffit pas : il faut aussi la surveiller, la mesurer régulièrement pour qu’elle ne franchisse pas les digues. Des organismes républicains plus ou moins barbouzes sont institués pour « tester » et « sonder » régulièrement l’indice de tolérance de l’Autochtone, on institue des « compagnies de vigilants » (Badinter), des CNCDH, des HALDE, on subventionne des associations qui font procès aux déviants, on nomme des juges qui condamnent pour l’exemple et on paie des journalistes pour le faire savoir. Il faut infantiliser le « Blanc », lui faire battre régulièrement sa coulpe, lui mettre le nez dans son Auschwitz et dans son Sétif,  l’humilier et lui faire honte de ce qu’il fut, et de ce qu’il est. Et puis, lorsqu’il sera accablé par la honte, lui faire reconnaître, dans une sorte d’autocritique à l’échelle d’un peuple, sa culpabilité historique dans le naufrage du Titanic républicain, cette société Frankenstein fruit de la démesure et de la bêtise. Quand l’Autochtone européen aura absout et se sera renié, il réintégrera humblement l’humanité, acceptera avec joie la « mixité sociale », cet « enrichissement » extraordinaire que la loi doit bizarrement lui imposer, et il s’adonnera enfin au « vivre ensemble » dans un paradis métissé : le meilleur des mondes.

On aura compris que la doctrine du « vivre ensemble », et avec elle la validité de l’universalisme républicain, véritable clé de voûte de la République issue de 1789, est bien au centre de la problématique. Tous le système d‘avilissement des Autochtones mis en place en France depuis les années 1970 a pour seul objectif d’expliquer les difficultés du « vivre ensemble » et les échecs des politiques d’intégration. Le racisme des Autochtones peut tout expliquer : les difficultés d’insertion des étrangers, leur plus grande peine à trouver un logement ou du travail, leur relégation dans des « ghettos », leur sous représentation dans les médias, l’échec scolaire de leurs enfants, leur compréhensible radicalisation, la révolte des banlieues… Pour le système, le modèle de société imaginé par 1789 n’est pas à remettre en cause. Le caractère universel des « valeurs » républicaines est toujours valide : grâce à ces « valeurs », les hommes peuvent vivre ensemble quelle que soit leur origine ou leur religion. Si ça ne marche pas, il faut donc chercher ailleurs, du côté du racisme qui « exclut » les étrangers de la société française, qui les pénalise, leur  donne un sentiment de rejet et les conduit à refuser en bloc les valeurs de la République et l’intégration. Les Autochtones européens, ces Français du « repli sur soi », de la « France frileuse », de la «France rance » opposés à la « France de la diversité », la « France ouverte », la « France généreuse », sont les responsables tout désignés de l’échec du « vivre ensemble » et du modèle de société proposé par la république. Derrière la stigmatisation des Autochtones, il y a la justification implicite d’un système anthropologiquement faux et depuis longtemps récusé par le réel.

L’antijaphétisme n’est donc pas un racisme ordinaire. C’est avant tout une idéologie, une grille de lecture du social, un système dont la prouesse consiste à expliquer l’explosion d’un produit instable sans mentionner les calculs fantaisistes du chimiste amateur. Les lois mémorielles, les lois antiracistes, les lois sur la mixité sociale, les propositions de discrimination positive, les discussions sur le CV anonyme… ont toutes explicitement pour objectif « l’intégration » et le « vivre ensemble », désignent toutes implicitement l’Autochtone européen comme bouc émissaire des échecs de cette intégration et de ce « vivre ensemble ». Aucune ne pose la question de l’inadéquation du projet avec les réalités anthropologiques. 

La République a besoin de l’antijaphétisme pour survivre. Le racisme institutionnalisé est la condition de sa légitimité et de l’acceptabilité de son projet universaliste. C’est pourquoi ce racisme s’exprime sans retenue dans les médias, dans les jugements des tribunaux, dans les discours politiques, à l’école, dans les livres d’histoire… La stigmatisation récurrente des Autochtones (« les Français »,  « les Blancs »…) est raciste selon la loi mais participent de cet antijaphétisme institutionnel et politiquement correct, ce qui la rend juridiquement non condamnable.

La République ne pourra donc jamais dénoncer l’antijaphétisme. Le fait qu’elle refuse de reconnaître les « Français de souche », les « Blancs » ou le peuple des Autochtones européens de France qu’elle avilit pourtant ouvertement, prouve sa volonté de persister dans ce racisme systématique : si les fils de Japhet n’existent pas l’antijaphétisme n’existe pas, et l’on ne récuse pas ce qui n’existe pas.

 La République est un monstre froid dénué de tête, au fonctionnement mécanique basé sur la délation réciproque et l’exécution sociale et politique de celui qui doute du modèle républicain de société. Un fils de Japhet voulant « entrer en République » devra se renier et se dissocier tôt ou tard de son peuple diabolisé. Celui qui espère en des élections victorieuses pour orienter différemment cette société et mettre fin au système d’avilissement doit donc s’attendre à de grosses désillusions. Sans compter que les idéaux universalistes de la Révolution ont infecté tout l’Occident, avec les mêmes conséquences. Le problème du fractionnement des sociétés hétérogènes et de l’antijaphétisme qui en découle est devenu continental. Pourra-t-on se passer d’une solution à l’échelle du continent ?

Antonin Campana

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Paul Selta 05/05/2015 17:12

Ashkénaz est censé être un fils de Japhet, en vérité, les Juifs en France subissent surement plus l'antijaphetisme que l'antisémitisme...

""Français du « repli sur soi », de la « France frileuse », de la «France rance »""

Outre ces récurrents qualificatifs, j'ai constaté que revenait aussi souvent "France du passé" pour les autochtones et "France du futur" pour l'universalité, le métissage, le multiculturalisme.
On dit donc aux autochtones qu'ils sont le passé et que le futur ce n'est pas eux, on encourage au contraire les allogènes. Une sorte de colonialisme.

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