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Terre Autochtone

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Le blog des aborigènes d'Europe, par Antonin Campana


La Grande Réification, ou le remplacement covidien des humains par des artefacts

Publié par Antonin Campana sur 20 Novembre 2021, 09:22am

Catégories : #Les joies de la nation Frankenstein, #Conquête des droits

La Grande Réification, ou le remplacement covidien des humains par des artefacts

A ceux qui lui demandent de prouver le Grand Remplacement, Renaud Camus répond : « fiez-vous à vos yeux ! ». Le problème est que le réel est aujourd’hui refoulé lorsqu’il contredit sa représentation falsifiée. Il est préférable, désormais, de ne plus distinguer les allochtones des autochtones, de ne plus différencier une femme d’un homme, de ne plus discerner les chrétiens et les musulmans, de ne plus reconnaître les Blancs et les Noirs. Bref, il est préférable d’être aveugle. Le réel est obsolète et, pour être tranquille, il vaut mieux ne plus s’y référer.

Voyez bien le chemin parcouru depuis que la révolution dite “française“ a sonné la charge contre le réel. L’abolition des distinctions a touché les ordres, les religions, les communautés, la famille, les races, les nations, la sexualité, les sexes… Aujourd’hui, elle estompe les frontières entre l’animal et l’humain, celui-ci étant assigné à n’être qu’un animal comme les autres. Pensez-vous que ce processus d’abolition des distinctions en restera là ?

Le Forum de Davos et Klaus Schwab n’ont pas caché leur volonté de profiter du Covid-19 pour réinitialiser l’économie et accélérer la « quatrième révolution industrielle ». On le sait, cette révolution repose essentiellement sur « l’internet des objets » et l’attribution à chaque objet connecté d’une « identité numérique » et d’une « personnalité virtuelle » (ce sont les mots qu’ils emploient). Les objets communiqueront des informations sur le web, notamment toutes les données les concernant, comme le lieu où ils se trouvent ou leur environnement physique. L’ensemble des données ainsi collectées grâce à des « capteurs » permettront, nous dit-on, une « grande réinitialisation », un “Great Reset“ d’à peu près tout ce qui existe, vers un monde meilleur et probablement le meilleur des mondes. 

Le problème est que dans l’esprit du Forum de Davos, chaque être humain doit également posséder une « identité numérique ». Les passes sanitaires, les passes vaccinaux, les QR-Code et la vaccination ont précisément pour objectif de nous préparer à cette identité numérique. Du point de vue de la révolution numérique et du traitement des données, quelle sera alors la différence entre un objet et un être humain ? Finalement, l’un comme l’autre peuvent être réduits à un ensemble de données numérisables. On peut considérer qu’un humain a comme un objet une fonction, une machinerie interne, un degré d’obsolescence, des dysfonctionnements, une localisation, bientôt un système RFID “embarqué“, etc. De plus, un humain, d’autant mieux s’il est pucé, communiquera avec des objets comme les objets communiqueront entre eux et avec lui. Pourquoi la personnalité numérique d’un humain serait-elle alors différente de la personnalité numérique d’un objet ? Tout étant « données », pourquoi le monde numérique devrait-il les appréhender différemment ?

Par le biais du numérique le biologique réintègre la matière inanimée et ne s’en distingue plus. Faire de l’homme un objet sans âme est un vieil espoir transhumaniste. Attali ne s’en cache pas : « l’histoire de l’humanité est une longue traduction de l’être vivant en un objet, en un artefact » et il pose la question : « serons-nous un jour des objets comme les autres ? » (source) .

Nous assistons évidemment à une offensive qui vise au Grand Remplacement des humains par des artefacts. L’artefact sera doté d’une « technologie embarquée » (nanoparticules de graphène, puces électroniques RFID implantées ou injectées, tatouages connectés…). En temps réel, cette technologie indiquera à Big Data tout ce qu’il convient de connaître sur l’artefact : son statut vaccinal par exemple mais aussi sa pression artérielle, son temps de sommeil, sa localisation, les identités numériques (objets ou artefacts) qu’il croise, les achats qu’il fait et peut-être même, un jour, ses pensées les plus intimes. Cette technologie aura également de nombreuses autres applications. L’argent étant lui aussi numérique, Big Data pourra facilement interdire certains achats à l’artefact, si celui-ci a par exemple dépassé son quota d’empreinte carbone. Big Data pourra également interdire à l’artefact de démarrer sa voiture, si par exemple il n’a pas payé une amende de stationnement. Il pourra également lui interdire d’aller au restaurant ou de prendre un TGV si son statut vaccinal n’est pas à jour. Enfin, il n’est pas exclu que cette technologie soumette l’artefact a une obsolescence programmée qui pourrait, le moment venu, prendre la forme d’une thrombose ou d’un arrêt cardiaque.

On comprend bien qu’il n’était pas possible de passer de l’humain à l’artefact sans avoir préalablement réalisé la déconstruction de l’ordre traditionnel, mais aussi la déconstruction de l’Eglise, de la famille, de la nation, des sexes, du spécifiquement humain et du peuple lui-même par l’immigration de peuplement. Ces déconstructions ont été faites méthodiquement depuis deux siècles, depuis que l’oligarchie s’est emparée de tous les leviers du pouvoir.   

On ne peut donc dissocier le Grand Remplacement de l’humain par des artefacts (la Grande Réification) du Grand Remplacement des autochtones par des allochtones. La disparition des peuples et de leurs discours sur la finalité de l’existence est la condition du transhumanisme. Défendre notre autochtonicité et nos droits en tant que peuple autochtone n’a aucun sens si nous ne défendons pas dans le même temps notre humanité. Inversement, défendre notre humanité n’a aucun sens si cette humanité est dissociée de ce qui spécifie l’humain, à savoir la propension à s’organiser autour de valeurs culturelles qui identifient et distinguent les groupes. Les valeurs identitaires prouvent l’existence authentiquement humaine et l’existence authentiquement humaine implique la production de valeurs identitaires. Le XXe siècle a vu l’avènement de l’humain sans appartenance, de l’être déraciné. La crise Covid nous laisse entrevoir l’avènement de l’individu déshumanisé, de l’individu réifié, réduit à l’état de chose et d’objet numérique. Cette réification interdira tout retour en arrière. Les peuples ne pourront plus renaître et les individus perdront définitivement leur liberté. De ce point de vue, nous sommes avec le covidisme à un moment charnière de notre histoire.

Ici, n’en déplaise à certains de nos lecteurs, il nous faut souligner une ambigüité dans la pensée d’Eric Zemmour. Celui-ci ne voit pas, ou se refuse à voir, que l’immigrationisme et le covidisme proviennent des mêmes cercles oligarchiques et poursuivent les mêmes objectifs d’ingénierie sociale et de contrôle social. Lutter contre l’immigrationisme mais laisser le covidisme tracer tranquillement sa route vers le meilleur des mondes n’a aucun sens : les artefacts ne seront pas plus Français qu’Algériens ou Sénégalais. Ils n’auront pas d’identité autre que l’identité numérique attribuée par Big Data. Le « monde d’après » imaginé par le Forum de Davos sera un monde entièrement numérisé sans nations, sans cultures, sans religions. Le Grand Remplacement démographique deviendra littéralement impensable car il ne sera plus question d’hommes mais de données numériques. La Grande Réification équivaut à une fin de l’Histoire, à un Great Reset historique.  

Eric Zemmour doit donc sortir de cette contradiction et délivrer un discours clair sur les injections de produits expérimentaux, sur le passe sanitaire et le passe vaccinal, sur le QR-Code, prototype d’identité numérique, et sur l’idéologie covidiste en général. S’il ne le fait pas (et cela vaut pour tous les anti-remplacistes), la contradiction que nous pointons révélerait sans doute a minima une faiblesse rédhibitoire de la pensée. Nous sommes à un carrefour existentiel pour l’humanité : chacun doit maintenant indiquer la direction qu’il voudrait lui faire prendre.  

Antonin Campana

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P
Une petite interview de Zemmour où il nuance quand même par rapport au covid
et où il dit que tout le monde en fait trop :
https://twitter.com/AHAlexanderA/status/1462735889008844806
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K
Bonjour
Joli texte, que j'apprécie beaucoup. Vous expliquez très bien, avec des mots simple, une théorie plus que complexe.

Un seul bémol, mais de taille, Zemmour.

C'est dommage, il gache le propos, il n'est pas un autochtone, peu être a t il même peur du concepte, que se passerait il pour lui et ses semblable si nos idées devenaient majoritaire, pourrions nous controler les extrémistes... Donc Zemmour n'est pas une solution à nos problèmes.
Peu être Phillipot, lui il mouille la chemise, ses discours sont cohérents, mais est ce juste un discourt, car il veut être dans le sens du vent, ou bien pense t il réellement ce qu'il dit. Impossible bien sur de répondre à cette question.

La seul solution à mes yeux pour cette élection est l'abstention, certe le nouveau président serait un président légal, mais surement pas légitime, et je ne le reconnaitrait pas de ce fait comme mon président.
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L
Bonjour Antonin.

Votre billet est logique dans votre optique autochtoniste radicale, que je partage, mais avec un mais.

Ce mais, c'est celui du réel, contre le doctrinaire.

Le réel nous dit , comme le signale un autre commentateur, que la majorité des français, autochtones plus encore que les autres je pense, sont pour des raisons diverses hypnotisé par une plandémie conçue pour cela. Or, vous ne les sortirez pas de ce coma en claquant des doigts. Il me semble, que la meilleure des stratégies est de revenir au réel qu'est l'immigration du grand remplacement. Réveiller l'hypnotisé nécessite du doigter, et une technique pour ne pas provoquer de stress . Comme vous le dites , ce sont les mêmes qui orchestre les deux actions, immigration et plandémie, or, stipuler que pour les vaincre, il faut attaquer les deux faces de la pièce en concomitance est l' erreur stratégique du quitte ou double.
Les deux plans de l'ennemi étant liés, avec le troisième monétaro-financier, faire capoter l'un par les urnes semble plus accessible, que deux. Ne dit on pas " Il ne faut courir deux lièvres à la fois! " .

Deuxièmement , je pense que depuis cinquante ans nous ne parvenons pas à intervenir sur cette immigration massive destructrice de notre héritage, car l'on demande au porteur d'un tel projet d'arrêt, qu'il soit parfait. Pour au final élire un jean foutre bourré de contradictions, dont l'immigration envahissante est le dernier des soucis. Donc, demander à un potentiel candidat, potentiellement capable de gagner l'élection sommitale, d'être cette perfection me semble contre productive.

Primum non nocere. Appliqué au" programme connu" ( ou du moins à ses écrits et discours) de Zemmour me semble être une bonne manière de juger.

Ainsi, pour moi se battre pour vaincre dans cette bataille de la dernière chance, avec une seule cible, et une seule galvanisation populaire est stratégique. Vous avez 65 % des gens qui valident le grand remplacement et le ras le bol migratoire et "en même temps" 65 de vaccinés deux doses, qui sont souvent les mêmes.

Voulez vous les rendre fous ?? Donc, Macroniste ?

Si, vous leur demandez de choisir, ils choisirons leur picouse dans un souk, plutôt que la maladie dans leur pays libéré. C'est ainsi, ne vous en déplaise, les peuples se font manipuler, ils sont une matière de pouvoir, parfois pour leur bien souvent pour leur malheur. Il ne faut pas rechigner à faire avancer le schmilblic sans le tenir au courrant de toutes les finesses du combat. Les commandement explique t-il au trouffion les stratégies et tactiques choisies ?

Je ne vois pas comment une victoire grâce à la focalisation sur le grand remplacement , ne serait pas par cascade, une remise en cause des autres asservissements de notre nation, de notre héritage.

A un autre commentateur, apparemment très anti Zemmour, je lui dirais que l'histoire de fois joue des tours étranges, qui pourrait dans ce cas faire chuter une partie du pouvoir judéo cabalistique en France grâce à un juif. On appelle cela la providence!

Pour finir, en toute amitié, Antonin je crois que vous en demandez trop comme tout le camp "national autochtone" à Zemmour. Ne lui demandons par d'être nous, il ne l'est pas. Utilisons la possibilité de sa victoire pour avancer notre but, dont la fin de l'immigration sauvage est un pilier.

Je précise que pour moi, il y a d'autres candidats qui sont adéquats à mon but, qui est la libération de ma terre de Gaule, tant des allochtones que des traitres. Que ce soit Le Pen, Phillipot, Asselineau, Poisson, Martinez , et d'autres à venir . Aucun n'est parfaitement de mon camp, mais chacun peut me permettre de faire un pas sur le bon chemin.
Il fût un temps, où je devais choisir le moindre mal , le moins pire, là je vais peut être pouvoir choisir le meilleur outil pour débroussailler un nouveau chemin.

Il me semble qu'il y a un mieux, donc merci à tous, Zemmour compris.

Continuez à agiter le bocal. Merci.

Si nous reconstruirions une Académie française digne, vous en serez .
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J
Ce commentateur n'est pas anti-Zemmour du tout.
J'apprécie beaucoup l'intellectuel brillant et cultivé qu'il est.
Son patriotisme est surement sincère et il est sans doute bienveillant envers le peuple français.
Mais ses patrons, eux, ne le sont pas du tout et c'est ce qui m'inquiète.
Il sera, tout comme son prédécesseur, tenu en laisse courte par ceux qui l'auront fait élire.
Que lui permettront-ils, que lui interdiront-ils, qu'exigeront-ils de lui ?
Que le ciel et la providence exaucent vos vœux....
J
Nous avons eu Aldous Huxley et son "Meilleur des Mondes", George Orwell et son "1984" et notre futur sera celui de Mark Zuckerberg et son "Metavers", un remake de Matrix.
Bien plus dangereux ce dernier que Klaus Schwab, qui n'est que l'arbre qui cache la forêt.
Au fait Antonin, avez-vous choisi votre avatar?
Merci pour ce papier bien réel et non dystopique.
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J
N'accordons pas à Eric Zemmour plus de crédit qu'il ne mérite.
Ne projetons pas sur lui des intentions anti-système inexistantes.
Sa célébrité médiatique a une explication géopolitique toute simple.
Ce présumé candidat n'existe que parce qu'un tout petit pays du moyen-orient, "sur de lui et dominateur" ne veut pas au deuxième tour des élections présidentielles française d'autres impétrants que des "sayanim".
Ce petit pays qui rêve de devenir grand, en annexant des territoires voisins au moyen d'une guerre perpétuelle, s'est mis en tête d'attaquer la grande Perse.
Pour cela il lui faut un ou plusieurs grands frères costauds, qui tapent fort, pour le protéger et le soutenir, car il est trop petit pour mener tout seul une telle guerre.
Le plus grand frère aîné, celui qui vit de l'autre côté de l'océan, n'étant plus considéré comme fiable, il va donc chercher des grands frères de secours parmi les puissances nucléaires, et je suis prêt à parier que le prochain président de la ripoublique fronçaise jouera ce rôle avec complaisance.
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