Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Terre Autochtone

Terre Autochtone

Le blog des aborigènes d'Europe, par Antonin Campana


La perspective d’une guerre intérieure peut-elle accélérer la formation d’un Etat parallèle autochtone ?

Publié par Antonin Campana sur 14 Juin 2021, 11:12am

Catégories : #Les joies de la nation Frankenstein, #Perspectives Autochtones

La perspective d’une guerre intérieure peut-elle accélérer la formation d’un Etat parallèle autochtone ?

Nous poursuivons ici la réflexion « utopique » entamée dans notre précédent article. Nous y défendions l’idée que le personnel politique républicain aurait tout intérêt, avant qu’il ne soit trop tard pour lui, de « chevaucher le tigre » autochtone, qui inévitablement sortira de sa cage. Nous disions que, dans le cadre d’une probable guerre “civile“, la liberté accordée au peuple autochtone de s’organiser « en parallèle » pourrait être profitable au régime, si tant est que celui-ci ait l’intelligence de la lui accorder.

Soyons plus clair : dans l’éventualité d’une telle guerre intérieure, les forces armées et les forces de police du régime seront dans une situation délicate… si elles sont seules et isolées face aux masses allochtones associées pour l’occasion aux islamo-gauchistes. La guerre serait longue, des interventions extérieures probables et il n’est pas du tout certain que ces forces légalistes l’emporteraient. Dans tous les cas, s’en serait fini du régime et du personnel républicain lui-même, dont la sécurité serait remise en cause à la fois par les allochtones qu’ils ont installés au milieu de nous, et par les Autochtones qu’ils ont trahis.

Autrement dit, vue la période troublée qui s’annonce, la République aurait un grand intérêt à reconnaître l’autochtonie et le droit à l’existence du peuple souche de ce pays.

Une telle reconnaissance serait conforme à ce qu’enseigne l’Histoire, mais aussi à ce que demande le Droit ou l’exigence d’égalité. Depuis la nuit des temps l’Europe et la France ont été les terres ancestrales de peuples européens, véritables peuples autochtones du continent. Or, le droit international, notamment la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, signée par la France en 2007, fait obligation aux Etats de reconnaître ces peuples et de leur accorder des droits collectifs, dont le droit à l’autodétermination. De plus, l’exigence d’égalité, impose au régime d’accorder ces droits collectifs aux autochtones de France puisque celui-ci les a déjà accordés aux autochtones de Nouvelle-Calédonie (loi organique 99-209).

La République ne se renierait donc pas, mais au contraire ferait œuvre de justice, en respectant l’Histoire, le Droit et le principe d’égalité.

Sans se déjuger, le régime pourrait donc très facilement faire état du Droit existant et des lois déjà prises en faveur des peuples d’outre-mer pour reconnaître l’autochtonie des Français de souche européenne, leur appartenance à un peuple historique non réductible au corps d’associés dont ils font par ailleurs partie, et, par conséquent, leur droit à jouir des dispositions contenues dans la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.

A partir de là, tout s’enclencherait naturellement. Le régime devrait, conformément à la Déclaration, laisser le peuple autochtone s’organiser en véritable Etat parallèle autonome. La République deviendrait de facto une sorte d’Etat supranational à la manière de l’U.E. gardant pour elle, selon le principe de subsidiarité, tout ce que l’Etat autochtone ne pourrait pas encore gérer. Les Français de Préfecture et les Français reniés ne perdraient aucun de leurs droits dans le cadre de l’Etat républicain mais ne jouiraient d’aucun des droits collectifs autochtones (rien d’extraordinaire en cela puisque cela se fait déjà en Nouvelle-Calédonie).  

Parmi les droits collectifs impliqués par la Déclaration, il y a le « droit de contrôler les terres, territoires et ressources » autochtones (préambule et divers articles), le « droit à la sécurité » (art. 7), le droit de « ne pas subir » (art.8), le droit de « protéger » (art. 31), le « droit à l’autodétermination » (art.3), etc.

Droit de “contrôler“ le pays, droit de “ne pas subir“, droit à la “sécurité“, droit de “protéger“, « autodétermination » : n’importe quel juriste pourrait faire découler de ces droits le droit à l’autodéfense, ou tout au moins le droit à une force armée et de police suffisante pour défendre l’intégrité du peuple autochtone et la sécurité des Autochtones.

L’Etat parallèle autochtone pourrait donc légitimement décréter un Service militaire autochtone obligatoire. Ce Service militaire pourrait être encadré par des officiers et des sous-officiers de l’armée républicaine. Les Forces de Sécurité Autochtones pourraient ainsi être formées pour tenir des zones rurales ou semi-rurales autochtones, voire des points stratégiques importants (ligne de chemin de fer, nœuds routiers, centrales nucléaires…), pendant que l’armée républicaine pourrait se concentrer sur les zones urbaines.

On comprend bien l’avantage, pour la République, d’un peuple autochtone organisé. En cas de guerre civile, elle disposerait  d’une Force de Sécurité Autochtone, constituée de manière tout-à-fait légale, fidèle et fiable, susceptible d’épauler utilement son armée.

Quel avantage pour le peuple autochtone ? Il est important aussi, car dès la reconnaissance du droit à l’existence du peuple autochtone, l’Etat parallèle autochtone qui en découlerait siphonnerait tout le personnel politique républicain non acquis au mondialisme. La République ne serait plus qu’une coquille vide, un Etat sans peuple véritable qui aurait délégué, comme en Nouvelle-Calédonie, un grand nombre de ses prérogatives. Une nation autochtone surgirait alors, la reconquête de nos terres ancestrales ne serait plus qu’une question de temps.

 La perspective de la guerre intérieure est profondément anxiogène. Aujourd’hui Le Système s’en sert pour nous contraindre et nous faire entrer dans le rang. Pour notre sécurité, il nous faudrait bien voter et nous laisser soigneusement contrôler. Or, du point de vue du déclenchement d’une guerre intérieure, le contrôle des Autochtones est inutile car cette guerre ne peut venir que des allochtones.

Nous devrions pouvoir utiliser à notre avantage la probabilité d’une guerre. La perspective de la guerre, plus que la guerre elle-même, devrait être mise à profit pour promouvoir la cause autochtone auprès du personnel politique républicain. Cette cause est conforme au Droit, la République se grandirait en y accédant, et surtout elle y trouverait un grand intérêt. Entre le personnel politique républicain et les banlieues, qui sont jeunes et armées, il n’y a guère que quelques compagnies de CRS et quelques régiments, dont les meilleurs sont d’ailleurs en OPEX. Combien de temps tiendront-ils sans une force autochtone pour les appuyer ?

Mais cet engagement autochtone ne peut être gratuit. Si les Autochtones combattent, ils le feront pour leur peuple, pas pour les strapontins de quelques uns. La reconnaissance de la nation autochtone par le régime est un préalable : sans Etat parallèle autochtone, il n’y aura pas de Forces autochtones et, le jour venu, il n’y aura plus de République.

En fait, pour les républicains le choix simple : leur régime et leur sécurité contre notre liberté.

Peut-on le leur faire comprendre ?

Antonin Campana

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
Le sujet de Votre article a sa raison d'être .Pour moi il y a aura une guerre civile, je ne sais même pas comment elle ne s'est pas déclenchée, j'ai ressenti que nous n'étions pas loin et le covid semble y avoir mis un temps d'arrêt ! et comme il n'y a plus de service militaire, une "réserve " de civils serait plus que nécessaire ... il faut se reporter au nombre de civils qui ont adhéré à la Tribune des militaires et qui sont au nombre de 70000 ! Alors vous pouvez toujours vous inscrire voir fusionner dans les idées .. Et puis en faire état , lors d'un changement de président que nous espérons ardemment ..
Répondre
P
J'aurais tendance à penser que 2022 est cuit. Quelque soit le scenario. Faut-il remplacer cette gourdasse de MLP par un LR après s'être défoulé en votant Zemmour au premier tour (ou pour un autre candidat réellement nationaliste)?
Faut-il faire du "tout sauf Macron" dans toutes les hypothèses? Faudra-t-il voter LR au second tour ? Il ne fait pas de doute que la "droite rose bonbon" a toujours été lamentable et traitre aux intérêts fondamentaux du pays. Il ne faut donc pas se bercer d'illusions.
D'un autre côté avec Macron on est arrivé à un summum de toxicité et de perversité. On me dira que le pire est toujours possible même si on a parfois du mal à l'imaginer.
Xavier Bertrand, sa manière constante de cracher sur l'électorat nationaliste, me laisse envisager le pire. Il n'est pas, cependant, intégré à la super élite comme l'est Macron. En revanche il faut considérer qu'il est quand même franc maçon. Donc il pue.
Faut-il raisonner sur le différentiel de toxicité entre Bertrand et Macron? On peut se dire qu'un LR poursuivrait moins vite la démolition de la France, car il voudra ménager la bourgeoisie nationale et les classes moyennes supérieures. Qu'il mette de l'eau dans son vin mondialiste nous donnerait plus de temps pour prendre le pouvoir.
Il faut bien reconnaître que cette gourde de MLP a raison sur un point : les Français sont intellectuellement trop ravagés par le politiquement correct pour avoir les yeux en face des trous. Actuellement ils ne veulent pas du Frexit; Mais ça pourrait changer dans cinq ans ou dans dix ans car il y a une vague de fond de nos idées. Le succès relatif de Florian Philippot dans le Grand -Est laisse augurer qu'il y a, depuis le Brexit et les Gilets Jaunes, une évolution des Français vers nos idées. Mais soyons réaliste cela demandera encore des années. Il ne faudrait pas que dans l'intervalle un "Macron II", conduise à une démolition totale de la France. Renaud Camus disait déjà que 2017 était la dernière chance pour la France. Assurément en 2027 il sera trop tard. Or dans son travail de sabotage tous azimuts Macron travaille vite et bien.
Un LR laisserait peut-être le temps au camp national de convaincre l'opinion qu'il faut passer au Frexit et à une réorientation dans tous les domaines. Le bateau coulerait un peu moins vite ce qui donnerait le temps d'amorcer une reconquête des esprits et comme disent les militaires de "lancer une contre-offensive".
Ca dépend un peu du LR dont il s'agit.
Bertrand est le pire. Le différentiel de toxicité avec Macron ne serait pas énorme.
Wauquiez, que j'appelle "le beau blond" serait moins néfaste. Mais il est un peu léger. Une fois qu'il sera élu, il faudra le chahuter sans relâche. Mon petit Laurent on t'aimera beaucoup!
De toute façon pour moi tout est mort : la révolution de 1789 et toute l'idéologie sur laquelle on vit depuis deux siècles et demi. Même les fondements de la morale sont à revoir.
La seule vraie solution est "l'insurrection" au sens large. Je veux dire par là qu'il faut se débrasser de l'Etat. Pour cela il faut miser sur un pourrissement total avec une partition du territoire et l'émergence d'un Etat autochtone. Mais alors on bascule sur un autre registre : le problème devient militaire : stratégique et tactique. La guerre civile pourrait être longue et même ressembler à la reconquista espagnole qui dura sept siècles.
Il faut aussi que notre natalité reparte. Quant aux questions stratégiques, il y a deux points à voir dans le temps. D'abord une contestation de Macron sur le thème de la dictature covidiste serait plus capable de nous rallier des noirs et des arabes que des thèmes identitaires. Mais nous sommes trop faibles pour prendre le pouvoir par la force d'un coup. il faut assurer la survie de la France par une partition et la construction d'un réduit national et ensuite reconquérir. En ce qui concerne la première étape, il faut comprendre à ce stade qui est l'ennemi : les mondialistes qui, fondamentalement, sont des gauchistes. Leurs folies remontent à Utopia de Thomas More (1516) puis ce fut la franc-maçonnerie, puis la fondation Rockefeller. Maintenant c'est le forum de Davos. Avec la conception progressiste de l'homme, il y a, une convergence entre le modèle capitaliste et le communisme chinois. Au bout, c'est Orwell.
Donc durant la première phase, les 10 millions de musulmans qui sont en France ne doivent pas être notre ennemi prioritaire. Ils constituent un "bloc identitaire" (Waouh le jeu de mot !) peu soluble dans le progressisme. Ils deviendront forcément les ennemis de nos ennemis. Surtout si pour l'essentiel ils se trouvent à l'extérieur du réduit national qu'il faut construire.
L'insurrection larvée dans laquelle il faudrait s'aventurer sera dans la continuité des Bonnets Rouges et des Gilets Jaunes. Mais il faudra que le futur mouvement soit beaucoup plus politisé et discipliné. Il faudra un entre-deux dans l'usage de la violence. Il faudra chahuter sacrément la gendarmerie qui est en charge de la France périphérique et les élus locaux. Il y a tout un spectre d'actions possibles avec des pressions à exercer habilement. Il faudra aussi botter les fesses des neuneus qui habitent la France périphérique. Il faudra agir comme n'importe quel mouvement indépendantiste (même si on peut essayer de ne pas être des barbares - la bite au cirage c'est bien-). Et si "en même temps" (comme dit l'autre) si ça flambe dans les cités, tant mieux ! Il faudrait en effet que la police ait elle aussi du pain sur la planche pour qu'elle ne puisse pas être affectée à la guérilla en France périphérique. Donc les musulmans pourraient être des alliés de revers. Si on est un peu machiavéliens il y a plein de choses qu'on peut imaginer. Il nous faut 100 000 résolus et pas trop cons plus un million d'autres militants qui suivent.
On n'en est pas là car la majorité des Français sont encore des grosses couilles molles. Mais si ça va mal en septembre, ce serait peut être le moment d'initier cette stratégie. Bloquer la France à partir des ronds-points, poser les premiers jalons d'une organisation nationale qui définit la stratégie, mettre en place une direction politique avec une décentralisation dans l'exécution tactique au niveau du département et du canton. Avec les Gilets Jaunes on a vu qu'un mouvement de contestation populaire pouvait durer dans le temps. Il faudrait donc que le futur mouvement perdure jusqu'aux présidentielles. Comme ces élections seront un capharnaüm, il se maintiendra après. De fait la partition sera réalisée. L'Etat ne sera plus obéi dans une grande partie du territoire. On négociera la libération des prisonniers... Il y aura bientôt en pratique deux Etats qui se feront une guerre, probablement de basse intensité.
Une guerre de haute intensité pourrait se produire en cas de complications internationales. Mais nous aussi nous pourrions avoir des alliés. De toute façon, si on ne fait rien on est mort. Alors on n'a rien à perdre.
Ou qu'on m'explique comment on va prendre le pouvoir par les urnes. Comme nous sommes en état de légitime défense et qu'on veut nous éradiquer la fin justifie les moyens. Dans le cochon tout est bon.
Bien sûr dire cela, ce n'est pas donner dans la moraline! .
Répondre
L
J'ai du mal à imaginer cette guerre 'civile' dont beaucoup parlent. On peut considérer que les multiples agressions au couteau ou autres objets sont des acte de guerre contre les autochtones. Mais pourquoi les allogènes lanceraient-ils des mouvements insurrectionnels organisés et d'envergure, alors que nos gouvernants leur accordent ce qu'ils veulent ? Pourquoi prendraient-ils le risque de provoquer une vraie réaction ? N'ont-ils pas intérêt à attendre qu'on leur livre les clés du pouvoir progressivement ?
Répondre
B
Oui je me fais la même réflexion, les séparatistes ont le vent en poupe : démographie en hausse, état faible, complaisance des médias (même si ce dernier point est un peu à modérer car on voit quelques changements, même s'ils restent mineurs). Ils n'ont aucun intérêt à des conflits d'envergure sur le territoire puisque tout va dans leur sens depuis une quarantaine d'années et que cela va continuer si rien ne change.
J'ai suivi un peu de loin l'affaire de la tribune des généraux, mais j'ai entendu lors d'un débat que l'armée pourrait intervenir sans ordre de l'état au cas où une situation de crise grave pourrait arriver. Je ne suis pas spécialiste de cette question mais si cela est vrai et que l'armée (ou une partie de l'armée ?) veut faire quelque chose, elle devra intervenir lorsqu'une situation similaire aux émeutes de 2005 apparaitra. Ce qui parait inéluctable et ce qui sera sans doute plus fort qu'en 2005. On peut imaginer qu'une mort accidentelle puisse générer ce type de désordre dans le pays. Si l'armée intervient, qu'elle périmètre se donnera t-elle ? On ne sait pas, mais ce type de scénario n'est pas à exclure non plus.

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents