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Terre Autochtone

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Le blog des aborigènes d'Europe, par Antonin Campana


Confinement : le racisme anti-autochtone se banalise

Publié par Antonin Campana sur 26 Avril 2020, 13:35pm

Catégories : #Antijaphétisme, #Les joies de la nation Frankenstein

Confinement : le racisme anti-autochtone se banalise

« Racisme anti-autochtone », racisme d’Etat, antijaphétisme : comment qualifier autrement les instructions données à la Police « nationale » dans le cadre du confinement ?

Un article du Canard enchaîné du 25 mars, intitulé «un confinement allégé pour les banlieues», rend compte d’une visioconférence réunissant Beauvau et les préfets. Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Laurent Nunez,  aurait déclaré au cours de cette réunion : « Ce n'est pas une priorité que de faire respecter dans les quartiers les fermetures de commerces et de faire cesser les rassemblements ». Le Canard souligne la volonté gouvernementale de ne pas « froisser » (sic) la population vivant dans les « quartiers » et l’approbation zélée des préfets : « [il ne faut] pas mettre le feu aux banlieues en essayant d'instaurer un strict confinement », aurait renchéri un préfet de la zone Sud-Est.

Le 23 avril des policiers en colère (il y en a !), ont diffusé l’enregistrement de l’instruction audio (pas de traces écrites !) qu’ils avaient reçue dans la nuit du 21 au 22 avril. Cette instruction leur demande, dans le cadre du confinement, « d’éviter tout contact avec des perturbateurs ». Cela signifie, selon Noam Anouar du syndicat Vigi Police, que les policiers doivent  « oublier » les contrôles et renoncer à faire appliquer le confinement « dans les quartiers ». Cette décision, selon le syndicaliste, doit être mise en rapport avec le prochain ramadan et la présence d’une « majorité de jeunes de confession musulmane » dans les quartiers.   

Dernièrement (24 avril), une note interne du chef d’état-major de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) du Calvados  a demandé aux policiers du département de ne pas « intervenir dans les quartiers à forte concentration de population suivant le ramadan, pour relever un tapage, contrôler un regroupement de personnes rassemblées après le coucher du soleil pour s’alimenter » et cela, poursuivait la note, « afin d’éviter qu’un manquement aux règles de confinement ne dégénère et provoque un trouble supérieur de violences urbaines ».

Dans le Calvados justement, le 19 mars, quatre Autochtones qui venaient d’enterrer un membre de leur famille  ont été verbalisés à leur départ du cimetière (135€ chacun) pour « non respect des règles de confinement » !  Nous connaissons tous de tels exemples (voyez cette vidéo). Police et gendarmerie ont effectué, à l’heure où nous écrivons, plus de 15,5 millions de contrôles et ont dressé plus de 915 000 procès-verbaux. Combien dans les « quartiers » ?  Si les policiers ont respecté les instructions ministérielles et hiérarchiques, à part peut-être, vite fait bien fait, quelques personnes âgées déambulant sans leur autorisation, gageons que les contrôles « dans les quartiers à forte concentration de population suivant le ramadan » ont du être aussi rares que la vraie information dans les journaux télévisés. Quant aux procès-verbaux… !

On savait le régime faible avec les forts et fort avec les faibles : nous en avons ici une nouvelle illustration. Mais ignorons ici ce mélange de trouille, de lâcheté, de reniements, de dhimmitude, qui motive cette attitude et intéressons-nous aux faits, rien qu’aux faits, et à ce qu’ils révèlent.

Qu’observons-nous ?

Nous voyons, premièrement, que le régime ordonne à ses policiers de ne pas contrôler les manquements aux règles de confinement dans les quartiers où vivent les musulmans, de ne pas y faire cesser les rassemblements, de ne pas y faire fermer les commerces, et même d’y éviter « tout contact ».

Nous voyons, deuxièmement, que les ordres sont de faire appliquer un « strict confinement » partout ailleurs, c’est-à-dire partout où ne résident pas des populations musulmanes, autrement dit partout dans la France autochtone.

Nous constatons, troisièmement, qu’en conséquence des deux points qui précèdent, les Autochtones sont extrêmement contrôlés et sanctionnés, souvent de manière injustifiée, alors que les populations musulmanes ignorent généralement ces contrôles et ces sanctions, même en cas de regroupements importants, de rodéo nocturne ou de tirs de mortier contre pompiers et forces de l’ordre.

Le régime demande donc aux policiers de distinguer les populations musulmanes des populations autochtones, de ne pas sanctionner les unes et d’être intraitables avec les autres. Clairement, cela s’appelle de la discrimination. Et même du racisme ! Et le racisme, faut-il le rappeler au régime, est interdit par ses propres lois !

Que dit la loi ? La loi no 72-546 du  sur la lutte contre le racisme punit d’emprisonnement les discriminations subies par une personne ou un groupe de personnes « en raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ». Cette même loi de 1972 punit également la discrimination exercée par un agent public.

Les contrôles qui épargnent la « population suivant le ramadan » mais qui, assortis de procès-verbaux, s’abattent sur les Autochtones qui n’appartiennent pas à la religion musulmane sont donc des contrôles racistes. Les Autochtones sont victimes d’une sorte de délit de bonne gueule. Les cadres du régime, mais aussi les forces de police qui se livrent à cette discrimination, tombent eux-mêmes sous le coup de la loi. Les notes et instructions dont nous avons parlées sont des incitations à la discrimination fondée sur une religion déterminée. Elles sont donc condamnables.

Un autre fait que nous pouvons observer est que ce racisme indubitable (imaginez si on contrôlait toutes les populations… sauf celles « suivant les Pâques chrétiennes » !) est un racisme d’autant plus assumé qu’il passe inaperçu. C’est ce qui nous semble encore le plus grave. Depuis trente ou quarante ans, on nous a tellement seriné que le racisme c’était nous et que les victimes du racisme c’était les autres, que nous sommes incapables de nous penser comme victimes. Pourtant, nous en avons déjà parlé (ici par exemple), il existe un véritable racisme d’Etat (républicain), un antijaphétisme structurel dont le but premier est de mettre l’échec du vivre-tous-ensemble sur le compte de la population autochtone (et ainsi d’en dédouaner le régime). Ce racisme est tellement habituel, banal, ordinaire que nous ne le reconnaissons plus dans ses manifestations quotidiennes. Nous n’en avons même plus conscience.

La faute nous incombe. Il ne tient qu’à nous de le dénoncer. Si la République est égalitaire, comme elle le prétend, alors qu’elle fasse autant de contrôles dans les quartiers que dans les villages. Si elle a peur où n’est pas en capacité d’agir, alors qu’elle le dise et laisse les Autochtones tranquilles. Ces derniers subissent depuis trop longtemps les frustrations du régime et les ressentiments légitimes de sa police. Mais le droit à être traité dignement ne se quémande pas. Il se conquiert. Il ne tient qu’à nous, pour peu que le peuple autochtone se rassemble et s’organise, d’être aussi craints et respectés que les populations allochtones.  

Antonin Campana

 

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Ancestral 30/04/2020 11:08

Grande charte coutumière pour le troisième millénaire.

Droit de vivre chez soi, sur des territoires historiques, sûrs et reconnus.
Droit et devoir de cultiver la richesse culturelle singulière attachée à une ethnie, un territoire.
Droit et devoir, du respect d’amitié entre les peuples.
Droit et devoir de conserver les stéréotypes coutumiers de la vie sociale partagée.
Droit et devoir du respect de la filiation et de ses ancêtres.
Droit à considérer la nation et ses provinces comme surface territoriale propre à la souveraineté de ses habitants historiques.
Droit et liberté à demeurer souverain dans l’expression de ses opinions, non diffamatoire, mais libre de la contrainte de la loi de la domination universaliste.
Droit et devoir à pratiquer un mode de vie « humain », non marchand et non humanoïde.
Droit et devoir à bénéficier d’un environnement naturel et sain.
Droit et devoir à considérer les formes vivantes dans la nature comme ayant aussi des droits à l’existence.
Droit et devoir à laisser libre « ceux » qui ne veulent pas marchandiser le monde, ses habitants, ses territoires.
Droit et devoir de laisser libre ceux qui ne veulent pas de l’idéologie mondialiste,
capitaliste-universaliste.

Mabon -2016-Cercle de L’ Ancien

Ribus 27/04/2020 19:51

L’article 1er de la Constitution de 1958 : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’ÉGALITÉ DEVANT LA LOI de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. »
L’article 6 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 :
« La Loi est l'expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Elle doit être LA MÊME POUR TOUS, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse… »
L’article 7 de la déclaration universelle des droits de l’homme :
« Tous sont ÉGAUX DEVANT LA LOI et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi... »
Les consignes données à la Police contreviennent à ces textes fondamentaux, piliers de la République. Le pilier de l’égalité des citoyens devant la loi vient de s’effondrer sous nos yeux. Nous étions une minorité à en être convaincus depuis un moment ; à présent, des millions le sont. Si ce fait s’ancre dans les esprits et devient conviction, en plus de la catastrophe sanitaire et économique, il faudra ajouter un affaissement constitutionnel.

Binzille 27/04/2020 19:50

C'est très bien qu'il y ait cette discrimination. Je ne souhaite pas être traité comme eux. Il est très bon qu'on marque une différence, meme si ça nous coûte. Il ne faut pas exiger qu'ils soient traité comme nous et c'est même très bien qu'ils se comportent mal. Les valeurs de la République ils s'en torchent, nous aussi. On a au moins un point commun.

Jean Claude 27/04/2020 16:53

Bonjour Antonin,

Je me suis longtemps interrogé sur l'origine de cette évidence : le peuple français est un peuple très majoritairement méprisable, veule, servile et collabo. Il est obséquieux avec ses supérieurs, haineux envers les faibles, délateur de tous ceux qui osent braver le pouvoir, à telle enseigne que les français épris de liberté ou trop intelligents s'exilent.
Cela remonte-t-il à Alésia, à l'autoritarisme absolutiste de l'ancien régime ou simplement à la Terreur de la Première République ? Je n'ai pas pu me faire une certitude. Toujours est-il que ce peuple vit toujours, après deux siècles et demi, sous une dictature plus ou moins sanglante selon les périodes, sans jamais avoir connu de la démocratie autre chose que la pitoyable farce des élections.
Depuis les années 2000 et l'avènement du "Brain Hacking" en tant que science exacte, la dictature mondiale a passé la surmultipliée : auparavant le peuple avait, comme le disait le Général, "le gouvernement qui lui ressemble", et ce n'était déjà pas glorieux. Maintenant qu'il a celui que l'oligarchie veut bien lui imposer, c'est la chute verticale dans l'autoflagellation et l'indignité.
N'oublions pas que lors des élections présidentielles de 2017, les serfs "de gauche" se sont abstenus au second tour, afin d'amener au pouvoir un banquier corrompu et éphèbiste qui venait de brader Alstom à General Electric (moyennant une grasse commission déjà déposée sur un compte ouvert ad hoc aux Îles Vierges), plutôt que de voter pour une honnête mère de famille patriote.
Il me semble clair que les mandatures successives depuis 1981 suivent un agenda bien organisé de remplacement des autochtones par des allochtones. Les conquis, dans l'ensemble des mâles bêta faibles, voire efféminés, soigneusement désarmés,sont progressivement vaincus par les conquérants, mâles alpha forts et combatifs, bien armés et maintenant encadrés par des jihadistes sanguinaires. Ces vainqueurs ont parfaitement compris à qui ils avaient affaire et qu'ils pouvaient obtenir beaucoup par la simple terreur physique : eh bien ils l'obtiennent, et c'est une victoire à leurs yeux.
Le pouvoir ordonne à la police de favoriser cette situation pour accélérer la défaite et l'extermination du peuple conquis, et accessoirement pour jouir de l'humiliation qu'il inflige aux misérables serfs qui lui sont soumis.
Ce processus ira très probablement à son terme parce que le peuple français a accepté la zombification. D'ici 2025, les français subiront une guerre d'extermination qu'ils vont perdre. Je crois que c'est le destin qu'ils se sont tricoté tout seuls à force de lâchetés successives, et sans doute ne méritent-ils pas mieux que la poubelle de l'histoire.
Les vrais patriotes et les survivalistes sont ultra-minoritaires, dispersés, isolés ou en exil. Ils ne communiquent plus que par Internet et même cela va devenir dangereux.
Aussi crains-je que votre belle phrase "Il ne tient qu’à nous, pour peu que le peuple autochtone se rassemble et s’organise, d’être aussi craints et respectés que les populations allochtones." ne reste qu'un vœu pieux.
Préparons nous au pire, le meilleur devient utopique.

Jean Claude

poulot 26/04/2020 16:10

Nous sommes traités comme des citoyens de seconde zone par ce gouvernement de M....
Bravo pour votre site.Continuez le combat.

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