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Terre Autochtone

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Le blog des aborigènes d'Europe, par Antonin Campana


L’Etat de droit comme moyen de génocide

Publié par Antonin Campana sur 3 Juillet 2018, 10:44am

Catégories : #Antijaphétisme, #Perspectives Autochtones, #Les joies de la nation Frankenstein

L’Etat de droit comme moyen de génocide

[Ce petit texte rapidement écrit avant des vacances d’été. Des vacances, pas tout à fait cependant : je dois terminer la rédaction de mon livre et encore trouver un éditeur compatissant (et çà, ce n’est pas gagné !). Nous nous retrouverons au mois de septembre…]

L’expression « Etat de droit » renvoie à une société constituée d’un ensemble d’individus mutuellement associés par « contrat ». L’idée a été proposée par Rousseau (Contrat social) et a été mise en œuvre pour la première fois par la République « française » à travers le « pacte républicain ». Cette association contractuelle forme un corps politique, une république, un Etat. Or, le contrat est un acte juridique. L’Etat qui émerge de cet acte circonscrit par le droit peut donc être nommé à bon escient  « Etat de droit ».

L’idée d’un Etat cimenté par le droit (contractuel) s’oppose à l’idée d’un Etat cimenté par une identité partagée (culturelle). Cela signifie, puisque l’Etat est l’image de la nation, que la nation fondée sur le droit, nation civique, s’oppose à la nation fondée sur l’identité, nation ethnique.

On observera que, dans l’histoire, la nation civique apparaît toujours au terme d’une déstructuration radicale de la nation ethnique (par l’ingénierie sociale). Progressivement, sous l’action de forces politiques dissolvantes,  la nation ethnique, groupe à la fois national, ethnique, racial et religieux, mute en nation civique, corps d’associés sans distinction d’origine, de race, ou de religion. C’est ce qu’il s’est produit pour le peuple français sous l’action républicaine, à partir de 1789. Nous avons nommé « Grand transfert » ce processus désintégrateur de basculement du peuple français de la « nation ethnique » à la « nation civique ».

Or, la convention des Nations unies pour la prévention et la répression du crime de génocide (1948) énonce que la « soumission intentionnelle d’un groupe [national, ethnique, racial ou religieux] à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle » est un acte de « génocide ». Si l’on s’en tient à cette Convention, l’Etat de droit est fondé sur le génocide puisque, par nature et nécessité, il doit absolument détruire le groupe en tant qu’ensemble ethnique, racial et religieux, pour former ensuite une association contractuelle,  c’est-à-dire un agrégat juridique ouvert à tous les hommes « sans distinction d’origine, de race ou de religion » (Constitution, article 1).

La République est un Etat de droit. Elle nie d’ailleurs le peuple autochtone en tant que groupe national, ethnique, ou religieux. Elle ne reconnaît pas son existence. Elle le remplace progressivement. La République confirme donc que l’Etat de droit implique le génocide. Les historiens du futur, s’il en reste, seront effarés par la somme de crimes, d’humiliations et d’infamies que notre peuple a supportés stoïquement : « Il a été maltraité et opprimé, Et il n'a point ouvert la bouche, Semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, A une brebis muette devant ceux qui la tondent; Il n'a point ouvert la bouche » (Esaïe 53-7). Jusqu’à quand cela peut-il durer ?

 Antonin Campana

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Baptiste 14/10/2019 08:50

Bonjour

L article fait date mais je viens de découvrir votre blog et vos écrits qui sont justes et auxquels je suis en parfait accords de plus très enrichissant, avait vous pu éditer votre livre dont vous parlez au début de cet article ?

Cordialement

Antonin Campana 14/10/2019 13:33

Bonjour,
Je vous remercie. Concernant mon livre, les choses semblent se décanter. On verra...
AC

lafronde 18/07/2018 16:22

Bonjour Mr Campana. Je lis avec intérêt vos pages depuis quelques années. Il y a un sujet que j'aimerais vous voir traiter : l'Union européenne, son Droit concernant les personnes : CEDH… et surtout son irruption dans notre Droit national, grâce au dogme de la supra-légalité du droit communautaire.
Sans doute avez vous lu l'excellent Pr JL Harouel : "Revenir à la Nation" et "les Droits de l'Homme contre le Peuple".
merci pour ce site dissident.

Antonin Campana 19/07/2018 07:13

Sujet intéressant en effet. L'UE applique à l'égard des nations le principe républicain qui veut qu'il n'y ait pas de "corps intermédiaires" entre le pouvoir central et l'individu esseulé : pas de nation donc. Elle utilise aussi le moyen républicain employé pour dissoudre les corps intermédiaires : le droit. Merci à vous !

Karpos 09/07/2018 01:16

Bonjour, une citation que j'affectionne, qui a tout à fait sa place dans une réflexion sur l'État de droit comme moyen de génocide :

« Du reste, dans un temps de luttes, s'en tenir en tout au droit, s'en tenir en tout à ce qui est légal, qu'est-ce d'autre que machiner la perte de la patrie, que de déchaîner la mort sur soi ? »
[Original en latin: « Alioquin tempore hostili omne jus, omneque licitum cavere, quid est aliud quam patriam perdere, et necem inferre. »]
(Gerbert d'Aurillac [futur pape Sylvestre II], Plaidoierie prononcée au synode de Mouzon le 2 juin 995 pour Adalbéron, évêque de Laon, accusé d'avoir comploté contre les rois de France, dans l'"Histoire de France" du moine Richer, livre IV, § 104.)

Antonin Campana 09/07/2018 07:11

Merci beaucoup !

Ribus 03/07/2018 22:09

- Avez-vous déjà choisi le titre de votre livre ?

- Vous fait état du fameux contrat social et du pacte républicain dont on nous bassine régulièrement. En fait, ces deux notions n’ont plus de réalité politique en France . Les élections ne servent qu’à extorquer un blanc-seing du peuple lui-même fragmenté en communautés plus ou moins organisées.

Les règles du jeu ont changé et les dés sont pipés. Tout cela tourne à une sinistre farce qui peut rapidement dégénérer. La méfiance et même la détestation du peuple envers les élites et ceux qui les soutiennent n’ont jamais été aussi fortes.

Au début de notre République, De Gaulle prenait un soin particulier à conserver le lien avec le peuple c’est-à-dire, en somme, le contrat social. Ce lien s’est distendu et on peut dire que désormais, il n’existe plus. Ce n’est pas en voulant verrouiller Internet et en promulguant des lois sur la confiance que l’on peut le rétablir.

En fait, ceux qui assument la direction du pays sont dans une fuite en avant destinée à rendre la situation irrémédiable et donc sans possibilité de retour en arrière, chose proscrite par les progressistes et autres gnostiques. Nous vivons une sorte de guerre culturelle qui peut durer très longtemps au moins tant que les magasins sont approvisionnés et que les structures de la République tiennent encore.

On ne peut même pas espérer un retour à la Monarchie, d’abord parce que c’est constitutionnellement proscrit et c’est impensable quand on voit le niveau de nos mouvements monarchistes.

Bonnes vacances !

Antonin Campana 04/07/2018 07:25

Bonnes vacances à vous également !

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