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Terre Autochtone

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Le blog des aborigènes d'Europe, par Antonin Campana


Thatcher, Reagan et l’arnaque au climat

Publié par Antonin Campana sur 24 Juin 2017, 17:20pm

Catégories : #Les joies de la nation Frankenstein, #International

Thatcher, Reagan et l’arnaque au climat

[Le GIEC est une organisation verrouillée par les gouvernements. Sa mission est de donner une caution scientifique à la thèse de l’impact des activités humaines sur le réchauffement climatique. L’humanité est ainsi sommée de rembourser deux dettes irremboursables : une dette climatique estimée à 44 000 milliards de dollars et une dette financière estimée à 44 300 milliards de dollars. Or, pour rembourser la dette financière, il faudra augmenter l’activité humaine (nos capacités de production, notre « rentabilité »), ce qui aura pour conséquence d’augmenter notre dette climatique. Et pour rembourser notre dette climatique, il sera indispensable de diminuer l’activité humaine (idem), ce qui aura pour conséquence d’augmenter mécaniquement notre dette financière. Le GIEC, créature de l’ultralibéralisme fait ainsi entrer l’humanité dans un système clos d’esclavage par la dette : c’est l’arnaque climatique. Petite plongée dans le monde obscur du GIEC]

 

Voici revenu l’été, les premières canicules et de nouveau les discours alarmistes sur les « évènements climatiques extrêmes » et le « réchauffement de la planète» !

Confondant météo et climat, pollution et réchauffement, tempêtes et changement climatique, j’ai longtemps fait confiance aux « scientifiques », toujours les mêmes, qui sur les plateaux tenaient un discours inquiet sur l’avenir de la planète. Quelles raisons auraient-ils eu à nous mentir ?

Ce qui me chiffonnait cependant, c’était cet unanimisme scientifique, médiatique, politique, voire religieux avec l’encyclique Laudato Sii du Pape François, autour des thèses réchauffistes. Mon « expérience » m’a souvent montré que ce genre d’alignement traduisait surtout une convergence d’intérêts idéologiques et financiers. Et puis, il me faut l’avouer, me retrouver dans le même « camp » qu’un Georges Soros ( qui dépense des millions de dollars pour promouvoir les thèses du GIEC auprès des responsables politiques, et qui investit un milliard de dollars dans les « énergies vertes »), me gênait aux entournures. Enfin bon, ce n’est pas parce qu’Attali, Soros et le Pape François soutiennent les conclusions du GIEC, que celles-ci sont fausses !

Bref, pendant des années je n’ai tiré aucune conclusion définitive sur les problèmes climatiques, me ralliant faute de mieux à la « pensée dominante ». Le véritable déclencheur de mes interrogations a été le licenciement, après un véritable lynchage médiatique, de Philippe Verdier, « Monsieur météo » de France Télévision. Le crime de Philippe Verdier était d’avoir remis en cause le GIEC et d’avoir dénoncé un « scandale planétaire » dans un livre qui visiblement relevait du blasphème. Or qui dit blasphème dit pensée religieuse et non pensée scientifique.

Une nouvelle inquisition était donc née. Celle-ci tentait d’imposer une pensée « climatiquement correct » et broyait sans pitié ceux qui la contestaient. Comment dès lors ne pas être « interpellé » ?

Cependant je ne pouvais aborder la question sous l’angle de la climatologie. Je n’ai aucune compétence scientifique en ce domaine. Par contre, je connais assez bien les organisations et sait reconnaître assez facilement les processus sociaux et idéologiques qui les sous-tendent. Si je ne pouvais livrer une analyse du discours scientifique en tant que tel, il m’était possible de donner un avis sur ce (et ceux) qui produisait ce discours. Cela m’était d’autant plus facile que celui-ci émanait d’une organisation unique : le GIEC.

Pour que le GIEC produise un discours véritablement scientifique deux conditions au-moins me semblaient devoir être réalisées : le GIEC devait être une organisation scientifique et sa méthode de travail devait être scientifique (étant entendu que si une démarche n’est pas purement scientifique le discours qui en est le produit ne l’est pas davantage).

Quel ne fut pas mon étonnement !

 

I. Le GIEC… selon le GIEC

Le GIEC ou « Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat » (en anglais IPCC, « Intergovernmental Panel on Climate Change ») a été créé par deux organismes de l’ONU : l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) afin d’étudier le changement climatique.


Le GIEC n’a pas pour mission d’être un laboratoire de recherche. Son travail, long et fastidieux, consiste au contraire à synthétiser objectivement tous les travaux de recherche menés dans les laboratoires du monde entier. Néanmoins, tout n’est pas pris en compte : il faut que ces travaux aient fait l’objet d’une publication dans une revue scientifique à comité de lecture. Autrement dit, un scientifique ne pourra voir ses recherches homologuées par le GIEC que si celles-ci ont préalablement été validées par ses pairs. Que demander de mieux ?

 

Ce travail de synthèse aboutit à un rapport d’évaluation (nous en sommes au cinquième) qui pointe systématiquement une augmentation des températures en raison de l’augmentation du taux de CO2 dans l’air, et qui impute tout aussi systématiquement cette augmentation à l’activité humaine (les rapports en question, tous alarmistes, sont faits de trois volumes de 1500 pages chacun. Ils sont associés à un rapport de synthèse (50 pages environ) et à un « résumé pour les décideurs » (5 à 10 pages !) destinés essentiellement aux journalistes).

II. Comment et par qui fut vraiment créé le GIEC

 

Si l’on s’écarte de ce story telling officiel on s’apercevra, sans que pour autant l’information soit cachée (il faut simplement faire l’effort de la chercher), que la réalité est toute autre. Si officiellement le GIEC a été créé par l’OMM et le PNUE, c’est dans les faits Ronald Reagan et surtout Margaret Thatcher qui en sont les initiateurs (pour les amateurs de pensée conforme, voyez cet article de Libération ici ou celui de Wikipedia). Le GIEC est né au sein d’une réunion du G7, c’est-à-dire des sept pays les plus riches de la planète, sous l’impulsion des deux grands promoteurs de l’ultralibéralisme !

 

L’idée a d’abord germé dans l’esprit de Margaret Thatcher, dans le contexte de la grève des mineurs britanniques (1984-1985 : 3 morts, 20 000 blessés, 11 300 arrestations) et du conflit avec le syndicat des mineurs (le National Union of Mineworkers). A partir de 1985, Thatcher va pouvoir méthodiquement démanteler l’industrie minière britannique… au profit du nucléaire (la « dame de fer s’est engagée au cours de la campagne électorale de 1987 à poursuivre le programme nucléaire tout en privatisant la production d’électricité). Or, on le sait, le charbon produit du CO2 et le nucléaire n’en produit pas : accuser le CO2 avait l’avantage de légitimer à la fois la fermeture des puits et la construction des centrales. C’est ce qui fit Margaret Thatcher… au nom de l’écologie et de l’avenir de la Planète.

 

Deux mois avant la création du GIEC, Margaret Thatcher va donc tenir un important discours auprès de la Royal Society (septembre 1988, texte intégral en anglais ici). La dame écologiste et philanthrope explique que l’utilisation des combustibles fossiles par l’homme a augmenté considérablement le « dioxyde de carbone » dans l’atmosphère et que cela a bouleversé le système climatique de la planète. Les « gaz à effet de serre » créent selon elle un « piège à chaleur » qui conduit à une « instabilité climatique » à laquelle l’homme ne pourra faire face s’il ne réagit pas. Margaret Thatcher invoque les années les plus chaudes jamais constatées et prévoit une fonte accélérée des glaces polaires associée à une montée du niveau de la mer de plusieurs pieds. Elle sait chiffrer l’augmentation annuelle de dioxyde de carbone atmosphérique (trois milliards de tonnes) et estime déjà que la moitié du carbone émis depuis la révolution industrielle reste dans l’atmosphère. Protéger la nature et les équilibres naturels est pour la dame de fer l’un des grands défis de la fin du XXe siècle. La solution consiste, selon elle, à adopter un « développement économique durable ». (Traduction partielle en note ci-dessous)

 

Par une sorte de prescience admirable et avant même la création du GIEC, Margaret Thatcher connaît et expose, avec les mêmes mots, les conclusions que les centaines d’experts vont apporter au terme d’années de lectures, d’évaluation et de synthèse : l’activité humaine est à l’origine de l’augmentation des gaz à effet de serre ; cette augmentation produit à son tour un réchauffement catastrophique de la planète ; la preuve en est la succession d’années les plus chaudes, la fonte accélérée des glaces polaires ou l’augmentation du niveau de la mer…. Tout est dit. Et nous sommes priés de ne voir là qu’un point de vue « scientifique » et en aucun cas un argumentaire de politicien désirant légitimer la casse sociale dont il est responsable et la nouvelle politique énergétique qu’il voudrait mettre en place sur fond de privatisations !

 

Margaret Thatcher fait aussi une allusion au service national britannique de météorologie (Met office) qui fournit des données pour l’étude des changements climatiques. En 1990, elle va créer le Hadley Center for Climate Prediction and Research (Centre Hadley en Français) qui sera un contributeur essentiel du GIEC. Le Centre Hadley va rassembler des séries de données incontournables et uniques pour qui veut étudier le changement climatique, notamment la plus longue série de températures au monde (température de l’Angleterre centrale de 1659 à nos jours, HadCET ) et une série donnant la température moyenne du globe depuis 1850 (HadCRUT3). Le Centre Hadley dispose aussi d’un superordinateur qui permet de faire des simulations sur le changement climatique et des modélisations utilisées par le GIEC. Notons que le Centre Hadley est une agence gouvernementale britannique.

 

III. Le GIEC n’est pas un groupe scientifique, c’est une agence intergouvernementale

 

Dans l’acronyme GIEC, la lettre importante est la seconde : le « I » pour « Intergouvernemental ». Tout dans le GIEC dépend en effet des gouvernements, c’est-à-dire de la politique (même si ces gouvernements s’appuient sur des personnalités scientifiques… et non scientifiques !).

Les personnes qui siègent aux assemblées du GIEC ont toutes été nommées par les gouvernements : ce ne sont donc pas des scientifiques sélectionnés par leurs pairs en raison de leurs compétences !

L’assemblée générale de ces personnes élit un bureau et définit le programme de travail du GIEC. De ce programme de travail sortira le « rapport d’évaluation ». Voici le processus d’élaboration de celui-ci :

  • Une « réunion de cadrage » pilotée notamment par les « agents de liaison gouvernementaux » définit les grandes lignes du rapport

  • Les gouvernements membres du GIEC nomment les « experts »

  • Les experts produisent un projet de rapport

  • Les « agents de liaison gouvernementaux » examinent et apportent des modifications à ce projet (il peut y avoir plusieurs allers-retours)

  • Les experts nommés par les gouvernements produisent le rapport final

  • Les « agents de liaison gouvernementaux » examinent et apportent des modifications au rapport final

  • L’assemblée Générale du GIEC, constituée des personnes nommées par les gouvernements, valident le rapport

  • Le rapport est publié

Les « agents de liaisons gouvernementaux » interviennent donc dans toutes les étapes du processus d’élaboration du rapport d’évaluation (mais aussi dans celles des autres publications du GIEC, tel le « résumé pour les décideurs »).

 

En résumé, le GIEC a été créé par des politiciens ultralibéraux dans un cadre réunissant les sept pays les plus riches de la planète. Il est constitué de membres nommés par les gouvernements et ses publications sont contrôlées par les représentants des gouvernements. Bref, « l’information climatique de référence est aujourd’hui complètement verrouillée par les gouvernements » (Philippe Verdier). Ajoutons que les méthodes de travail du GIEC, polluées par des impératifs idéologiques ridicules, propres au monde politique occidental (la parité hommes-femmes dans la sélection des « experts » par exemple !) entrent parfois difficilement dans le cadre d’une démarche véritablement scientifique.

 

IV. A propos de méthode : un travail orienté

 

Le premier problème est la mission donnée au GIEC par les gouvernements. Voici ce qu’énoncent ses statuts : « le GIEC a pour mission d'évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d'ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d'origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d'éventuelles stratégies d'adaptation et d'atténuation ».

Ainsi, ce qu’il conviendrait de prouver, c’est-à-dire d’une part le changement climatique et d’autre part son origine humaine, sont arbitrairement posés comme des faits acquis et des tabous qu’il est hors de question de soumettre à l’expertise scientifique. Il s’agit seulement d’évaluer « scientifiquement » les « risques » et les « conséquences » du « changement climatique d’origine humaine ». Autrement dit, le GIEC ne peut pas, sans déroger à ses statuts, envisager sérieusement l’hypothèse d’une cause non anthropique au changement climatique. Son expertise des publications scientifiques et techniques ne pourra donc se faire qu’à partir d’un postulat politique imposé par des gouvernements, ce qui en réduit quand même fortement l’objectivité. Une mission véritablement scientifique n’aurait-elle pas laissé le champ libre à toutes les hypothèses (causes humaines, solaires ou autres) sans privilégier aucune d’entre elles ?

 

V. A propos de méthode : le problème des sources

 

L’autre problème de méthode réside dans le fait de devoir fonder les évaluations des risques et des conséquences des changements climatiques d’origine humaine principalement sur les articles parus dans les revues scientifiques à comité de lecture (Statut).

 

D’une part en effet, ces revues ne sont pas indépendantes. Un grand nombre d’entre elles survivent grâce à des fonds publics, c’est-à-dire grâce au bon vouloir des gouvernements. Les principales comme Nature ou PNAS sont directement liées au GIEC, donc aux présupposés anthropiques de celui-ci. On se rappelle en effet que Philip Campbell, directeur de publication de la revue Nature, membre de la Commission d’enquête indépendante (sic) sur le fameux scandale « Climategate » impliquant le GIEC (voir ci-dessous), a du démissionner de ladite Commission en raison d’un manque d’impartialité trop indécent et surtout trop visible. La revue PNAS quant à elle est une émanation de l’Académie américaine des Sciences (NAS) dont Richard S. Lindzen, titulaire d’une chaire au MIT, climatologue dont le travail est unanimement salué (plus de 200 ouvrages et articles scientifiques, auteur du septième chapitre du troisième rapport d’évaluation du GIEC) dit qu’elle est noyautée par des activistes écologistes qui politisent les sciences du climat (l’article de Lindzen traduit en français, ici).

 

D’autre part, ces revues subissent des pressions énormes qui infléchissent sans doute leur contenu. En voici un exemple bien documenté :

 

Le Climatic Research Unit (CRU) britannique qui travaille avec le Centre Hadley et fournit au GIEC les données sur le climat a été victime en 2009 d’un piratage informatique. Des milliers de courriels ont ainsi été rendus publics. C’est ce qu’on a appelé le « Climategate ». Il est apparu que cette honorable institution détruisait des données scientifiques, manipulait et dissimulait certaines données climatiques, s’ingérait dans le GIEC et même au sein des comités de lecture des revues scientifiques.

Ainsi, en 2003, un article écrit par les astrophysiciens Willie Soon et Sallie Baliunas dans la revue scientifique Climate Research concluait que « le XXe siècle n'est pas inhabituellement chaud ou extrême. »

 

Suite à cet article, un courriel de Michaël Mann (grande référence scientifique du GIEC) adressé au directeur du C.R.U, Phil Jones, indiquait : « Je pense que nous ne devons plus considérer Climate Research comme un journal à évaluation par les pairs légitime. Peut-être devrions-nous encourager nos collègues de la communauté de la recherche climatique à ne plus soumettre ou citer de papiers de ce journal. ».

 

Ces « encouragements » se sont transformés en campagne de presse qui a forcé à la démission cinq des dix membres du comité d’édition de Climate Research (voir l’article climatiquement conforme de Wikipedia).

 

En résumé, il est sans doute dangereux pour une revue scientifique à comité de lecture de faire paraître des articles qui ne soient pas « climatiquement conformes » ! Les auteurs eux-mêmes auront probablement tendance à infléchir leurs conclusions pour être publiés ou avoir une promotion : c’est par le nombre de publications qu’un scientifique gagne en notoriété et monte dans sa hiérarchie. Philippe Verdier souligne : « Les scientifiques qui s’aventurent hors des sentiers battus de l’organisation sont automatiquement considérés comme des sceptiques, ils risquent leur avenir professionnel » (P 61). Richard S. Lindzen nous donne des exemples d’autocensure (idem Philippe Verdier page 62.).

 

Doit-on rappeler que le travail d’évaluation des publications scientifiques, pour lequel le GIEC est donc missionné par les gouvernements, n’a aucune valeur scientifique si les auteurs et les éditeurs de ces publications subissent en amont une pression idéologique, politique, financière ou sociale qui les oblige à infléchir peu ou prou le contenu de leur travail ?

VI. Le « consensus scientifique » sur le climat et le « conspirationnisme »

 

Nous avons tous entendu dire que l’origine anthropique du réchauffement climatique faisait « consensus » dans la communauté scientifique. Or cela est manifestement faux, comme nous allons le voir. Pourquoi donc le GIEC laisse-t-il propager cette fausse information, pourquoi l’alimente-t-il ? L’idée même de « consensus » n’est pas scientifique. Si la vérité dépendait du nombre, on croirait toujours que la terre est plate ou que les microbes n’existent pas. La science ne se base pas sur les croyances des scientifiques à un moment donné mais sur les preuves irréfutables qu’ils apportent. L’idée de « consensus », en plus d’être une fraude intellectuelle manifeste, est d’autant plus dangereuse qu’elle cherche, par l’intimidation, à empêcher tout débat.

 

Voici quelques liens qui montrent que ce « consensus » est loin d’être une réalité :

  • Suite aux propos alarmistes sur le climat de Ban Ki-Moon, Secrétaire générale de l’ONU, 125 scientifiques qualifiés sur les problèmes relatifs au climat lui répondent.

  • Vous trouverez ici une liste de scientifiques sceptiques sur le changement climatique (astrophysiciens, Climatologues, Professeur de météorologie, Paléoclimatologues, géophysiciens…)

  • « L'Oregon Petition est une déclaration de scientifiques du monde entier, rejetant la thèse « officielle » du réchauffement climatique et s'opposant au protocole de Kyoto. Elle a été organisée par l'Oregon Institute of Science and Medicine (OISM) entre 1999 et 2001, et continue à être signée par de nouveaux scientifiques aujourd'hui encore (…). Plus de 31.000 scientifiques l'ont signée à ce jour. Parmi les scientifiques ayant signé cette déclaration, on retrouve l'ancien président de l'académie américaine des sciences, Frederick Seitz. C'est lui qui a lancé l'initiative » (Wikiberal).

  • Côté Français, voici par exemple une vidéo d’une conférence de Vincent Courtillot qui a été Directeur de l’institut de Physique du Globe de Paris, une autre du physicien François Gervais, ancien membre du GIEC, et une troisième de Benoit Rittaud, Mathématicien et maître de conférences à l’université de Paris 13.

 

En fait de consensus, ces voix discordantes posent un sérieux problème à la thèse climatique officielle véhiculée par les gouvernements occidentaux. Invoquer de manière répétée un « consensus » sensé faire preuve est déjà en soi une démarche absurde. Mais si, de plus, ce « consensus » est un mythe, alors ce qui pouvait n’être qu’un égarement traduit dès lors une volonté manifeste de manipulation du public, voire d’intimidation des scientifiques.

 

A l’évidence, il existe une tentation d’imposer par la terreur la thèse climatiquement correcte (les preuves véritablement scientifiques sont-elles si faibles que cela ?). On entend ainsi, de plus en plus souvent, parler de « négationisme climatique » (Cécile Duflot, dès 2009). L’expression renvoie évidemment aux « heures les plus sombres de notre histoire » et certains font valoir que « nier les changements climatique, c’est nier les centaines de milliers de morts chaque année dus (..) à l’activité humaine ». Il faut donc, nous dit-on, inscrire dans la loi un « délit de négationisme climatique ».

 

Dans le même esprit, le retrait des Etats-Unis des accords de Paris est assimilé par Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, à une « violence inouïe », un quasi crime contre l’humanité : «C'est un message d'une violence inouïe qui est envoyé à ces millions d'hommes, de femmes et d'enfants qui chaque année, à cause des conséquences des changements climatiques, sont obligés de quitter leur territoire. C'est un message d'une violence inouïe aux familles de ceux et celles qui par millions, meurent chaque année de la pollution due à l'utilisation des énergies fossiles. C'est un message d'une violence inouïe aux générations futures ».

 

Adoptant un point de vue plus injurieux et tout aussi culpabilisant, Nathalie Kosciusko-Morizet, quant à elle, explique doctement que le changement climatique est un « malheur pour l’humanité » est que les climato-sceptiques sont des « connards ».

 

On voit bien que ce genre « d’arguments » est destiné à exercer une pression morale énorme non seulement sur les scientifiques « climato-sceptiques », mais aussi sur les revues scientifiques qui prendraient le risque de les publier. Il n’est pas donné à tous de se mettre en situation de répondre d’une « violence inouïe » à l’égard de millions d’hommes, de femmes et d’enfants, voire de devoir en rendre compte devant les tribunaux si les thèses du GIEC venaient à être inscrites dans la loi. Bref : « on » veut faire taire !

 

Pourquoi le GIEC ne s’élève-t-il pas contre ces pratiques mafieuses d’intimidation, alors qu’à l’évidence celles-ci sont susceptibles d’avoir une incidence négative sur le contenu et la nature des travaux qu’il a pour mission d’évaluer ? Le mutisme du GIEC n’est-il pas un aveu de parti-pris ?

 

VII. Le GIEC et le CAC 40

 

Le 24 février 2015 l’indien Rajendra Pachauri, directeur du GIEC depuis 2015, était forcé à la démission suite une affaire de harcèlement sexuel. Cet ingénieur des chemins de fer se faisant passer pour un climatologue était aussi membre du Conseil d’administration du Chigago Climate Exchange (CCX), la bourse américaine des crédits carbones (Wikipedia). Certains l’accusent même d’avoir fait fortune grâce au commerce du carbone. Voici ce qu’on peut lire sur ce personnage dans le Telegraph du 20 décembre 2009 :

«Bien que le Dr Pachauri soit souvent présenté en tant que scientifique (il a même été décrit par la BBC comme «le meilleur scientifique climatique au monde»), en tant qu'ancien ingénieur ferroviaire avec un doctorat en économie, il n'a aucune qualification en science climatique.

Ce qui a également presque entièrement échappé à l'attention, c'est la façon dont le Dr Pachauri a établi un étonnant portefeuille mondial d'intérêts commerciaux avec des organismes qui ont investi des milliards de dollars dans des organisations dépendants des recommandations politiques du GIEC.

 Ces équipements comprennent les banques, les compagnies pétrolières et énergétiques et les fonds d'investissement fortement impliqués dans le «commerce du carbone» et les «technologies durables» qui, ensemble, représentent le marché des produits de plus grande envergure du monde, estimés en milliards de dollars par an.

Aujourd'hui, en plus de son rôle de président du GIEC, le Dr Pachauri occupe un certain nombre de postes, en tant que directeur ou conseiller de nombreux organismes qui jouent un rôle de premier plan dans ce qui est devenu l'industrie internationale du climat ».

 

Les liens entre les membres du GIEC et les grandes multinationales voulant investir ou profiter de « l’industrie internationale du climat » ne semblent pas exceptionnels. Philippe Verdier nous livre ainsi plusieurs lignes intéressantes sur Jean Jouzel, vice-président du GIEC et représentant français de cette organisation, très connu du grand public en raison de ses nombreuses apparitions sur les plateaux de télévision. Selon Philippe Verdier, Jean Jouzel est « lié avec au-moins un cinquième du CAC 40 » (p. 91). Et de nous citer le Groupe Bouygues, Eiffage, Crédit Agricole, LVMH ou BNP Paribas !

 

C’est que le climat est aussi une affaire de gros sous. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que le coût des investissements, afin que le réchauffement ne dépasse pas 2° d’ici 2050, se montera à 44 000 milliards de dollars ! Un tel marché n’intéresse pas seulement les fabricants d’éoliennes ou de panneaux solaires. Le nucléaire, l’agro-alimentaire, les fabricants d’OGM, le BTP, les Transports, la grande distribution, les compagnies pétrolières, mais aussi les banques, les assurances, la Finance… veulent leur part de ce gigantesque gâteau que le contribuable culpabilisé devra payer.

 

Et puisque ce gigantesque hold-up repose entièrement sur les discours alarmistes du GIEC, contester ceux-ci ne revient-il pas à contrarier ces puissants intérêts ?

 

 

En conclusion : une arnaque au climat ?

 

Mon propos n’est pas de remettre en cause le réchauffement climatique ni même son origine anthropique. Je ne suis pas compétent pour cela. Cependant, comment oublier que le discours climatique officiel repose entièrement sur les travaux d’un groupe politisé aux conclusions orientées (le GIEC) ? Comment ignorer que le GIEC a été créé par des gouvernements ultralibéraux qui voulaient justifier de nouvelles politiques énergétiques ? La mission du GIEC, son lobbying officiel, ses méthodes de travail, son importance pour les gouvernements et les grandes multinationales confirment que cette organisation profite à de nombreux intérêts et n’a pas la moindre indépendance. Le GIEC tient le discours qu’on lui dit de tenir. S’il déclarait aujourd’hui s’être trompé, les conséquences économiques seraient incalculables. Comment dès lors lui faire confiance ?

 

Revenons aux années Thatcher et Reagan. Elles vont donner le coup d’envoi du GIEC, du réchauffisme mais aussi de la fermeture ou de la délocalisation de nombreuses industries. Les industries polluantes, productrices de CO2 (c’est-à-dire toutes les industries), désertent le Nord et sont envoyées au Sud. Le plan est simple : le Sud produit des biens par les investissements qu’on y fait ; le Nord les consomme par la Dette qu’il contracte. C’est ce qu’on appelle la financiarisation de l’économie : la Finance investit pour faire travailler à bas coût les gens du Sud et fait parallèlement des crédits aux chômeurs du Nord afin qu’ils puissent acheter les produits venus du Sud. Elle crée donc un système interdépendant qui repose essentiellement sur la dette (et qui lui permettra le moment venu de se faire rembourser en biens réels : ports, autoroutes, marché de l’eau, monuments…). Quel rapport avec le CO2 ?

 

Il y a une relation certaine entre l’externalisation du CO2 (donc de la production) et l’accroissement de la dette (création de fausse monnaie par le crédit). Les deux processus (les délocalisations et l’accroissement de la dette) commencent dans les années 80 sous l’impulsion de Thatcher et Reagan. Les ultralibéraux qui prennent alors le pouvoir vont rendre possible à la fois les délocalisations (l’abolition du contrôle des mouvements de capitaux permet l’investissement hors du périmètre national, pour construire ou transférer une usine par exemple), et l’accroissement de la dette par la dérégulation bancaire. Parallèlement, l’augmentation des normes environnementales sous la pression du GIEC (au Nord) va inciter de nombreuses industries polluantes à s’installer au Sud et la diminution des normes de crédit vont inciter de nombreux emprunteurs économiquement fragilisés à s’endetter (subprime).

 

Un enfant de dix ans comprendrait que le couple désindustrialisation – consommation ne peut fonctionner que par la dette. Or Thatcher et Reagan disposaient d’une batterie d’experts capables de le leur expliquer. A moins qu’ils aient été complètement idiots, ce qui n’est pas à écarter, on doit supposer que la situation économique que nous connaissons aujourd’hui a été parfaitement anticipée dans les années 80. Comment dès lors exclure que le GIEC et ses discours alarmistes sur le climat font partie d’une stratégie destinée à réorganiser économiquement la planète, voire à mettre en esclavage, par la dette financière (44 300 milliards de dollars en 2017) et climatique (44 000 milliards de dollars), l’ensemble de l’humanité ? (On remarquera que les deux chiffres sont étrangement similaires).

 

Car, dite-moi si je me trompe, pour rembourser la dette (financière) il faut produire, donc émettre du CO2… ce qui fera augmenter notre dette climatique. Et si l’on veut diminuer notre dette climatique, il faut diminuer notre capacité de production : mais comment alors rembourser la dette financière ?

 

Thatcher, Reagan et leurs émules ont-ils mis au point un piège parfait ? Avec la complicité d’un GIEC dont le rôle aurait été de nous y faire tomber?

 

Mais je m’égare sans doute. Tout cela est probablement le fruit du hasard. Rien n’a été ni calculé ni prévu. Il n’y a pas complot : Reagan, Thatcher et leurs experts étaient certainement de parfaits idiots.

 

Heureux les innocents…

 

Antonin Campana

 

 

Note. Traduction partielle du discours de Margaret Thatcher, Royal Society, septembre 1988

 

« … les avancées scientifiques (…) nous ont données la capacité d’utilisé des combustibles fossiles (…). Le résultat est une augmentation considérable du dioxyde de carbone. Et cela s'est produit juste au moment où de grandes étendues de forêts qui ont contribué à l'absorber ont été abattues ».


« Pendant des générations, nous avons supposé que les efforts de l'humanité laisseraient l'équilibre fondamental des systèmes et de l'atmosphère du monde stable. Mais il est possible que, avec tous ces énormes changements (population, agriculture, utilisation des combustibles fossiles) concentrés dans un si court laps de temps, nous ayons involontairement commencé une expérience massive avec le système de cette planète elle-même ».


« Récemment, trois changements dans la chimie atmosphérique sont devenus des sujets de préoccupation familiers. La première est l'augmentation des gaz à effet de serre - dioxyde de carbone, méthane et chlorofluorocarbures - qui a conduit certains à craindre que nous créions un piège à chaleur global qui pourrait conduire à une instabilité climatique. On nous dit qu'un effet de réchauffement de 1 ° C par décennie dépasserait largement la capacité de notre habitat naturel à faire face. Un tel réchauffement pourrait provoquer une fonte accélérée des glaces polaires et une augmentation conséquente du niveau de la mer de plusieurs pieds au cours du prochain siècle. Cela m'a été ramené à la Conférence du Commonwealth à Vancouver l'année dernière lorsque le Président des îles Maldives nous a rappelé que la partie la plus élevée des Maldives est à seulement six pieds au-dessus du niveau de la mer. La population est de 177 000 habitants. Il est à noter que les cinq années les plus chaudes d'un siècle d'archives ont tous été dans les années 1980, bien que nous n'ayons peut-être pas beaucoup de preuves en Grande-Bretagne ! »


« …l'augmentation annuelle du dioxyde de carbone atmosphérique seul est de l'ordre de trois milliards de tonnes. Et la moitié du carbone émis depuis la révolution industrielle reste dans l'atmosphère. Nous avons un vaste programme de recherche dans notre bureau de météorologie et nous fournissons l'un des quatre centres du monde pour l'étude des changements climatiques. Nous devons nous assurer que ce que nous faisons est fondé sur une bonne science pour établir des causes et des effets ».


« Le gouvernement adopte le concept de développement économique durable ».

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Chibounidia 25/08/2017 22:03

Concernant Margaret Thatcher, il faut quand même préciser qu'elle avait par la suite, en bonne libérale, parfaitement pris conscience de l'escroquerie réchauffiste : https://www.skyfall.fr/2011/10/05/les-non-reproches-de-daniel-schneidermann-a-pascal-bruckner/comment-page-1/#comment-70809

Paul Scott 23/08/2017 09:49

Bravo pour votre article extrêmement fouillé , j'apprécie surtout la patiente dissection du GIEC et de ses sponsors que vous faites … une question cependant , que signifie la "Mise en esclavage" de l'humanité s'il s'agit de ne plus rien produire ou bien suis je trop naif pour imaginer que …..

Antonin Campana 24/08/2017 18:59

"Pour le moment" il n'est pas question de ne plus produire mais de produire pour moins cher et si possible au prix seulement, si on pouvait, de la nourriture qui maintient en vie le producteur.

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