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Terre Autochtone

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Le blog des aborigènes d'Europe, par Antonin Campana


Trump s’est couché !

Publié par Antonin Campana sur 9 Avril 2017, 08:08am

Catégories : #International

Trump s’est couché !

Par sa politique d’encerclement de la Russie et de la Chine et par ses multiples provocations, allant jusqu’à organiser un coup d’Etat en Ukraine pour empêcher un rapprochement avec la Russie, l’administration Obama menait inexorablement le monde à la guerre. Ceux qui ne croyaient pas aux vertus d’une confrontation généralisée voyaient d’un mauvais œil l’arrivée au pouvoir d’une Hillary Clinton, mandatée par le complexe militaro-industriel pour continuer cette politique belliciste. Pour éloigner le risque d’une troisième guerre mondiale qui ne pouvait qu’être nucléaire, il fallait absolument barrer la route à ces fous de la gâchette qui entendaient recomposer le Moyen-Orient en petits Etats vassaux préalablement renvoyés au Moyen Age grâce à leurs alliés salafistes. L’objectif des néoconservateurs américains et de leurs alliés européens était triple : assurer l’hégémonie d’Israël dans la région, contrôler les gisements de pétrole et de gaz, empêcher les rétablissements des « routes de la soie » dont l’une passait par la Syrie (et l’autre par l’Ukraine !).

Donald Trump, justement, s’opposait vigoureusement à cette politique guerrière et mettait ouvertement en cause les intérêts financiers, économiques, militaro-industriels… qui avaient imaginé et imposé celle-ci aux Etats-Unis. Il annonçait ainsi un retournement complet de la politique étrangère américaine et adoptait un positionnement clairement antiSystème. Il incarnait un espoir pour tous ceux qui avaient conscience des périls grandissants qui menaçaient l’humanité dans son ensemble.

Depuis son élection, Donald Trump a d’ailleurs été constamment la cible du parti de la guerre et de ses ramifications puissantes : les médias, le clan Obama/Clinton, le complexe militaro-industriel, les agences de renseignements, la magistrature, les fondations financées par Soros, etc. L’Etat officiel incarné par un Président élu et l’Etat profond dominé par l’oligarchie sont alors entrés en confrontation, l’un brandissant sa légitimité démocratique, l’autre s’arcboutant sur une narrative conspirationniste faisant du Président un traître à la solde de Moscou. Trump s’est très vite trouvé dans l’incapacité d’appliquer le programme pour lequel il avait été élu. Ses décrets anti-immigration ont tous été bloqués, l’obamacare n’a pu être réformée, les hommes de confiance qui l’entouraient ont tous été renvoyés, le rapprochement promis avec la Russie n’a pas eu lieu.

Sur ce dernier point, il n’aura échappé à personne que Trump s’est progressivement aligné sur le discours de propagande de la précédente administration, critiquant notamment la Russie pour son action supposée en Ukraine. Les menaces réitérées de Trump contre l’Iran, pourtant allié de la Russie, ne cachaient-elles pas une volonté de copiner avec l’opposition néoconservatrice ?

Cependant, il nous restait quelque espoir jusqu’à ce bombardement inique d’une base aérienne syrienne. D’une manière unilatérale, sans en référer au Congrès, sans mandat onusien, sans preuve, en toute illégalité et en bafouant le droit international, les Etats-Unis ont bombardé un pays parce que leur Président émotif aurait vu des photos d’enfants supposément victimes d’un gaz toxique ! Et tout cela sans même savoir si l’évènement a réellement eu lieu (pas d’enquête à ce stade) et quels en seraient les commanditaires (Assad ? Mais quel serait son intérêt ?).

La Syrie est bien entendu victime des luttes intérieures qui déchirent les Etats-Unis. La Russie en est bien consciente. Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, n’a aucun doute sur le sujet : « Je dirais que ce que nous voyons aujourd'hui, c'est le jeu de "trônes" américain. C'est une guerre entre les clans politiques et les structures militaro-financières et politico-financières qui refusent d'accepter les résultats de la présidentielle ». Et de continuer : « Ce que nous avons vu aujourd'hui est vain, inepte et dangereux parce que les objectifs ne sont pas compréhensibles. Les États-Unis sont absolument dépourvus de toute stratégie à l'égard de la Syrie. La frappe est une mesure forcée résultant de cette lutte politique intérieure colossale ».

Soyons lucide et à moins de supposer avec Thierry Meyssan que ce bombardement n’a été possible qu’avec l’accord de la Russie et de la Syrie, il nous faut convenir que cette guerre entre les clans politiques, militaires et financiers dont parle Maria Zakharova a été perdue par Trump. Celui-ci vient de reprendre la marche à la guerre là où l’avait laissée son prédécesseur. Trump s’est couché et fait exactement ce qu’aurait fait Clinton si elle avait été élue. Autrement dit, il a été « forcé » de faire l’exact contraire de ce qu’il avait promis. L’Etat profond américain a vaincu l’Etat légal : c’est le sens qu’il faut donner à cet acte odieux de guerre. L’horloge de l’Apocalypse vient de reprendre sa course.

 

Antonin Campana

Commenter cet article

Riwka 09/04/2017 13:25

AH encore un qui défend la liberté d'expression à condition qu'on ne le contredise pas...Ahahah!

Riwka 09/04/2017 13:18

Au moins autant que vous

Antonin Campana 09/04/2017 13:42

Vous dites que Assad a bombardé des civils au gaz sarin : quelles sont vos preuves ?

Riwka 09/04/2017 12:51

AH! drôle de raisonnement tordu.... Trump a fait le contraire de ce qu'Obama avait promis de faire et n'a pas fait au cas où celle-ci franchirait la " ligne rouge" d'Obama c'est à dire emploierait les gaz contre les civils

c'est exactement ce qu'à fait Assad en bombardant des civils ( au moins 28 enfants assassinés) au gaz sarin ( tous les experts le confirment) ... et Trump a fait ce qu'aurait du faire Obama parce que ce n'est pas la première fois que ce viandard d'Assad gaze des civils
Ce cinglé est indéfendable et je suis surprise qu'il existe des gens pour le défendre

Antonin Campana 09/04/2017 13:12

vous avez des preuves de ce que vous avancez ?

Alino Vegano 09/04/2017 11:40

Excellente analyse, mais je pense que dans le cas de cette attaque, et vu que tout le monde confirme que les russes ont été prévenus, comme Trump préférerait soutenir Poutine et Assad, l'attaque a été approuvée par les russes et les syriens ont désactivé les systèmes anti-missiles en échange de frappes peu destructrices qui ne changent rien pour l'armée syrienne. Les victimes collatérales semblent juste montrer le manque de précision de cette technologie (prévenus, les militaires avaient quitté la base), pourtant hors prix, et confirme le retard des USA sur la Russie concernant les missiles (ce que beaucoup d'experts américains prétendent).

L’intérêt pour Poutine et Assad est de garder une bonne relation avec Trump et l'aider dans ses difficultés intérieures.

Antonin Campana 09/04/2017 12:41

C'est un point de vue, mais replacé dans le contexte global de l'évolution de la politique étrangère de Trump, je n'y crois guère. A suivre.

Catherine 09/04/2017 10:43

Allez Antonin, pour vous redonner un peu de coeur,et à nous tous, lisez donc cela! On ne sait jamais, le pire n'est jamais sûr!

Voici une histoire qu'un homme illustre racontait!

"Un pauvre chinois suscitait la jalousie des plus riches du pays parce qu’il possédait un cheval blanc extraordinaire. Chaque fois qu’on lui proposait une fortune pour l’animal, le vieillard répondait: » Ce cheval est beaucoup plus qu’un animal pour moi, c’est un ami, je ne peux pas le vendre. »

Un jour, le cheval disparut. Les voisins rassemblés devant l’étable vide donnèrent leur opinion: »Pauvre idiot, il était prévisible qu’on te volerait cette bête. Pourquoi ne l’as-tu pas vendue? Quel malheur! » Le paysan se montra plus circonspect: »N’exagérons rien, dit-il. Disons que le cheval ne se trouve plus dans l’étable. C’est un fait. Tout le reste n’est qu’une appréciation de votre part. Comment savoir si c’est un bonheur ou un malheur? Nous ne connaissons qu’un fragment de l’histoire. Qui sait ce qu’il adviendra?

Les gens se moquèrent du vieil homme. Ils le considéraient depuis longtemps comme un simple d’esprit. Quinze jours plus tard, le cheval blanc revint. Il n’avait pas été volé, il s’était tout simplement mis au vert et ramenait une douzaine de chevaux sauvages de son escapade. Les villageois s’attroupèrent de nouveau:

« Tu avais raison, ce n’était pas un malheur, mais une bénédiction.

-Je n’irais pas jusque-là, fit le paysan. Contentons-nous de dire que le cheval blanc est revenu. Comment savoir si c’est une chance ou une malchance? Ce n’est qu’un épisode. Peut-on connaître le contenu d’un livre en ne lisant qu’une seule phrase?

Les villageois se dispersèrent, convaincus que le vieil homme déraisonnait. Recevoir douze beaux chevaux était indubitablement un cadeau du ciel. Qui pouvait le nier? Le fils du paysan entreprit le dressage des chevaux sauvages. L’un d’eux le jeta à terre et le piétina. Les villageois vinrent une fois de plus donner leur avis:

« Pauvre ami! Tu avais raison, ces chevaux sauvages ne t’ont pas porté chance. Voici que ton fils unique est estropié. Qui donc t’aidera dans tes vieux jours? Tu es vraiment à plaindre.

-Voyons rétorqua le paysan, n’allez pas si vite. Mon fils a perdu l’usage de ses jambes, c’est tout. Qui dira ce que cela nous aura apporté? La vie se présente par petits bouts, nul ne peut prédire l’avenir.

Quelque temps plus tard, la guerre éclata et tous les jeunes gens du village furent enrôlés dans l’armée, sauf l’invalide.

« Vieil homme, se lamentèrent les villageois, tu avais raison, ton fils ne peut plus marcher, mais il reste auprès de toi tandis que nos fils vont se faire tuer.

-Je vous en prie, répondit le paysan, ne jugez pas hâtivement. Vos jeunes sont enrôlés dans l’armée, le mien reste à la maison, c’est tout ce que nous puissions dire. Dieu seul sait si c’est un bien ou un mal. »

Antonin Campana 09/04/2017 12:42

Merci pour ce message d'espoir !

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