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Terre Autochtone

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Le blog des aborigènes d'Europe, par Antonin Campana


La « société carcérale »

Publié par Antonin Campana sur 29 Mars 2016, 12:08pm

Catégories : #Perspectives Autochtones, #Les joies de la nation Frankenstein

La « société carcérale »

La « société carcérale » n’est pas une société sévèrement punitive ni un « univers carcéral» fermé avec ses codes sociaux et sa « culture » (la prison) mais bien au contraire et très paradoxalement, une « société ouverte ».

L’idée de « société ouverte » a germé dans l’esprit psychotique de personnalités apatrides comme Cloots, Popper ou Soros. Se sentant étrangers au milieu des peuples qui les accueillaient, ils ont nourri à leur égard un ressentiment profondément destructeur qui leur a fait systématiser des principes politiques déjà contenus dans le républicanisme « français » : dissolution progressive des liens culturels, communautaires ou religieux qui font d’un peuple autre chose qu’un agrégat d’individus, organisation de la Cité selon des principes pseudo-universels qui permettent le multiculturalisme et l’intégration d’individus de toutes les origines, consécration de l’individu sans distinction comme cellule de base de la société (le « citoyen »), etc. 

En quoi cette « société ouverte » est-elle carcérale ?

Le premier but de la société ouverte est de supprimer les valeurs identitaires qui unissent les membres d’un peuple souche mais qui distinguent aussi ceux qui ne les partagent pas (valeurs culturelles, religieuses, coutumières…). Il s’agit de réduire artificiellement le peuple souche à une communauté civique rationalisée, un corps « d’associés » égaux et interchangeables, sans appartenance reconnue autre qu’administrative : l’objectif est de faire un pays où tous seraient « étrangers » (« nous sommes tous des enfants d’immigrés »). Quand cette première étape est franchie, la communauté civique peut accueillir sans problème de nouveaux « associés » grâce à l’immigration et aux naturalisations administratives.  Pour reprendre l’expression de Mélenchon, la République devient alors une « machine à fabriquer du citoyen ».

Pour autant, le peuple souche n’a pas disparu… même si juridiquement il n’existe plus. Il a toujours conscience de lui-même, de sa culture, de sa lignée ou de son histoire. Cependant, les institutions de la société ouverte ne le reconnaissent pas et lui interdisent de se libérer de la communauté civique pendant que  « la machine à fabriquer du citoyen » le rend inexorablement minoritaire dans celle-ci.

Le peuple souche est donc prisonnier du corps électoral cosmopolite. Cet emprisonnement signifie que le destin du peuple souche dépend plus ou moins largement de gens qui n’en font pas partie, voire qui lui sont hostiles ! Ainsi, la « société ouverte » est une prison des peuples et l’Etat, garant du règlement établi selon les dogmes universalistes, est une sorte d’administration pénitentiaire dont la fonction principale est de rendre perpétuel cet enfermement.

Il n’y a pas un barreau de cette société carcéral qui n’ait été pensé par les théoriciens de la Révolution et de la République. Il n’y a pas un barreau qui n’ait été renforcé par les mondialistes de tous horizons, de Soros au pape François. Quand un peuple est en prison, il est criminel de penser à des aménagements de peine et il est stupide d’espérer en des élections qui changeront le Surveillant en chef ! Quand un peuple est en prison,  on tord les barreaux et on casse les murs !

Antonin Campana

Commenter cet article

Donatien 29/03/2016 20:12

Rectification, Pardon: Antonin et non pas Antoine. Je suis désolé.

Antonin Campana 29/03/2016 20:54

Il n'y a pas de mal ! Merci.

Donatien 29/03/2016 19:58

Excellent! Droit au but! Et si bien écrit! Merci, Antoine Campana. Plus je vous lis, plus je vous aime.

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