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Terre Autochtone

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Le blog des aborigènes d'Europe, par Antonin Campana


Sarkozy : l’appel aux Français reniés

Publié par Antonin Campana sur 1 Juin 2015, 18:13pm

Catégories : #Le coin des clowns

Sarkozy : l’appel aux Français reniés

Il n’y a de juste, dans « L’appel à tous les républicains de France » de Nicolas Sarkozy, que l’intitulé : les républicains dont il est question sont effectivement davantage « de France »… que « Français ».

Nous avons déjà fait remarquer à de multiples reprises dans ce blog que la République se voulant fondée sur des valeurs universelles, et par cela en capacité d’intégrer des hommes de toutes les origines et de toutes les cultures, ne pouvait dans le même temps se vouloir l’expression du spécifique. La francité relevant s’il en est du spécifique, la République ne pouvait donc se dire « française » (sauf à réduire la francité aux « valeurs de la République », ce que ce régime n’hésite pas à faire d’ailleurs, au prix d’un crime contre notre peuple).

En fait, la République se piège elle-même : soit elle est spécifique (française) et alors elle n’est pas en capacité d’avoir un message universel compréhensible et acceptable par les populations immigrées qu’elle installe au milieu de notre peuple ; soit elle est universelle, mais alors, ne relevant pas de notre identité particulière, ne représentant pas spécifiquement la francité, elle n’est pas plus « française » qu’autre chose. Dans ce dernier cas, le régime républicain peut être valablement défini comme un régime politique étranger (à la francité, donc à la France) et les « Français » qui lui font allégeance apparaissent véritablement comme des « Français reniés », des traîtres dont le destin est de subir notre libération, bref, des républicains « de France », plus que des républicains « français ».

A l’évidence, « Sarko l’Américain » s’adresse donc à ces « Français reniés » (une expression qui date de la guerre de cent ans et qui qualifiait ceux qui avaient renié leur francité pour placer la France sous la coupe d’un pouvoir anglo-saxon hégémonique, comme d’autres, aujourd’hui, placent la France, par OTAN ou UE interposées, sous la coupe des Etats-Unis).

Dès les premiers mots, Sarkozy appelle à lui ceux qui aiment un « pays dont l’idéal, dit-il, a transformé le monde ». Première interrogation : est-ce de la confusion, de l’inculture ou une insulte à la France ? Peut-on ignorer que ce n’est pas « l’idéal » ( ?) de la France qui a transformé le monde (en fait surtout l’Occident chrétien), mais l’idéologie d’un régime politique qui s’est imposé à la France par la violence ? Peut-on réduire avec autant de mauvaise foi notre identité millénaire aux désuètes « valeurs de la République » ?

Selon cet « appel » surprenant, la République serait un « miracle » qui fabrique du « citoyen » (qui causa aussi, faut-il le rappeler, un génocide, la Terreur, la guerre de masse, le colonialisme, l’antisémitisme, l’antijaphétisme…). S’il faut en croire Sarkozy, Les républicains, quant à eux, seraient des gens qui ont le « sentiment d’une destinée commune », qui préfèrent la « liberté » et « l’ouverture à l’universel » aux « dépendances » des « origines » et des « mémoires » (bien sûr liées à la « guerre »), voire à celles des appartenances communautaires (qui sont évidemment des « enfermements »). C’est qu’au contraire d’un Joseph de Maistre, qui dans sa vie casanière avait seulement rencontré des Français, des Italiens, des Russes…, Nicolas Sarkozy et ses moutons ont reçu la révélation de l’universelle humanité. Guidés par quelque étoile du Berger, ils savent maintenant que la « raison et la conscience humaines » sont les mêmes partout, et du coup ils ont pu se faire « une certaine idée de l’Homme » (avec une majuscule s’il vous plaît) et cet Homme, le croirez-vous ?, aspire naturellement à la République comme les alcooliques à la boisson ou les Verts aux jardins d’enfants.

Il faut en avoir conscience, derrière ses mièvreries (« dignité », « espérances », « vivre debout », « personne humaine », « espérance »…), son verbiage et ses mots surannés (« obscurantisme », « déraison », « barbarie », « tyrannie »...), l’appel de Sarkozy est une déclaration en faveur du mondialisme. C’est, en quelques lignes bien choisies, un acte d’allégeance au Système et à l’oligarchie, un reniement explicite de la France, de son identité particulière, de ses valeurs culturelles et religieuses, de sa lignée européenne. Il exprime un choix sans ambigüité : celui du ralliement total à une société planétaire. Il signifie que Sarkozy élu, la République continuera avec force la promotion des « valeurs universelles » qui sont autant de chevaux de Troie de l’oligarchie supranationale.

Chaque mot de cet appel a été longuement discuté. Il faut bien soupeser cette « certaine idée de l’Homme », cette « destinée commune », cette « ouverture à l’universel », mais aussi ce rabaissement des « origines », des « mémoires » ou des appartenances (« l’enfermement communautariste »)… Et que dire de ce couplet qui dans une même phrase fait suivre (inconsciemment ??) le verbe « rejoindre », d’une affirmation selon laquelle des hommes du monde entier sont devenus « citoyens » par la grâce miraculeuse de la République ?

Pour Sarkozy, la « France » est et restera à l’évidence une « société ouverte » et immigrationiste. Il a servi un bla-bla aux Français, il s’est engagé auprès de l’oligarchie, sa réélection en dépend. Seuls les imbéciles et les reniés le rejoindront.

Antonin Campana

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